Carnaval: la tradition est bien ancrée à Sion, Savièse, Evolène, St-Léonard, Chalais et Miège, mais...

Dans moins d'un mois, le Valais vivra au rythme du carnaval durant 3, 4, 5 ou 6 jours selon les villes et les villages. Dans le centre du canton, la tradition est encore bien vivante, mais plusieurs organisateurs nous confient que tout ne va pas de soi: recherches de bénévoles, relève dans les comités, frais de sécurité qui prennent l'ascenseur... "Le Nouvelliste" fait le point avec les six plus importants carnavals de la région.

02 févr. 2017, 15:21
/ Màj. le 03 févr. 2017 à 17:00
Pour maintenir une tradition comme le carnaval, il faut des soutiens financiers, des bénévoles et beaucoup, beaucoup d'énergie.

L’attente prendra bientôt fin. Dans 19 jours exactement, les amoureux de carnaval auront pléthore de choix pour se lâcher, se déguiser et s’amuser dans le canton. En Valais central, toutes les régions fêtent ce qui est la plus grande célébration païenne de l’année. Parmi les incontournables communes dans lesquelles carnaval est devenu une vraie institution au fil du temps, Sion, Evolène, Chalais, Miège, Saint-Léonard et Savièse font la fête pendant trois, quatre, six jours, ou même plusieurs week-ends. Malgré l’impatience des fêtards, les organisateurs des différentes manifestations de la région font face à des difficultés toujours plus grandes. Manque de bénévoles dans les comités comme à Saint-Léonard et Chalais, contraintes liées à la prévention comme à Savièse, ou prix de la sécurité qui augmente drastiquement comme à Sion, les défis ne manquent pas.

Tradition menacée?

Pour l’heure, ceux qui portent les carnavals résistent et tiennent leur manifestation en vie pour la population, mais pour combien de temps encore? Personne n’ose aujourd’hui se montrer alarmiste et tous restent convaincus de la pérennité de leurs fêtes. Mieux, certains carnavals comme Miège ou Evolène disent ne pas rencontrer de difficultés et se réjouissent de pouvoir compter sur un engouement de tous les instants. Reste que les amoureux du carnaval tout comme les autorités doivent avoir conscience des difficultés inhérentes à ces fêtes qui rassemblent tous les Valaisans au cœur de l’hiver. Au risque qu’un jour, il y ait des regrets et qu’on entende ces fameuses phrases si souvent prononcéess: «Il ne se passe plus rien.» ou encore «C’était mieux à l’époque.» 

>Découvrez en détails les états d'âme des six principaux carnavals du Valais central