Le monument en hommage aux victimes de l'accident de car de Sierre suscite des critiques

Depuis son inauguration vendredi, la sculpture destinée à rendre hommage aux vingt-huit victimes de l'accident de car de Sierre du 13 mars 2012 ne fait pas l'unanimité. Sa conceptrice accepte les critiques mais explique sa démarche.

16 mars 2015, 17:35
Composé de deux éléments métalliques de 3 mètres de haut, le monument érigé sur le site du lac de Géronde de Sierre n'est pas compris par tout le monde.

Le monument destiné aux vingt-huit victimes de l’accident de car de Sierre du 13 mars 2012, érigé près du lac de Géronde, ne laisse personne indifférent. Depuis son inauguration vendredi, quelques commentaires négatifs fusent sur les réseaux sociaux. «J’aurais préféré quelque chose de plus doux» ou «Je n’y comprends rien» sont deux des remarques faites.

Le symbole de l’œuvre constituée de deux éléments rectangulaires métalliques de 300 cm de hauteur sur 50 cm de largeur ne semble pas parler à tous les citoyens. «C’est normal que la sculpture ne plaise pas à tout le monde. Les critiques, quand elles sont constructives, sont très intéressantes», souligne Beatriz Canfield, l’artiste mandatée par la commune de Sierre pour ce travail.

Un pont entre ciel et terre

Pour elle, son œuvre se veut être un «hommage à la vie» – titre d’ailleurs du monument. «Les deux éléments de la sculpture se perçoivent comme un couple. L’un représente le principe masculin de Dieu et le deuxième, le principe créatif féminin. L’unité de deux éléments est le pont qui relie le ciel et la terre», explique-t-elle.

Municipalité satisfaite

Le monument est une réussite pour le président de Sierre, François Genoud. «Cela représente bien ce que nous voulions exprimer», souligne-t-il. Le politicien a même communiqué son ressenti sur sa page Facebook, sa manière de répondre aux commentaires négatifs. «Ce monument a le mérite, pour être contemplé et admiré, de nous obliger à lever les yeux vers l’horizon, vers le ciel et la lumière. C’est là l’un des exercices les plus difficiles lorsqu’on est en deuil, qui plus est de celui d’un enfant.»