Alloboissons rachète le Valaisan Emery SA

Le distributeur Alloboissons renforce sa présence en Valais en rachetant A. Emery SA.

08 janv. 2021, 10:31
Avec ce rachat de l'entreprise Emery SA, Alloboissons continue de gagner du terrain en Valais.

Le groupe Alloboissons renforce sa présence en Valais en rachetant le distributeur A. Emery SA. La vente, effective depuis le 1er janvier, n’a entraîné aucun licenciement, assure le groupe fribourgeois. L’impulsion est venue du distributeur valaisan «sans perspective de succession», indique à Keystone-ATS François Quartenoud, directeur général du groupe Alloboissons. «Il nous a contactés début 2020 pour trouver une solution», ajoute-t-il.

Le groupe familial fribourgeois trouve dans le distributeur valaisan une opportunité intéressante de créer des synergies et d’augmenter ses volumes d’affaires. «Nous sommes déjà présents en Valais depuis une vingtaine d’années avec un magasin à Conthey et une centrale de distribution nationale à Charrat. Nous avons aussi repris la clientèle de la distillerie Morand et sommes partenaires du FC Sion et de la Foire du Valais», détaille François Quartenoud.

Les quinze postes maintenus

Alloboissons a repris «l’entier des collaborateurs» du distributeur valaisan, soit quinze personnes dont les postes sont maintenus en Valais. Le site de Sion, qui a déjà réduit son activité et qui figure dans la zone de la troisième correction du Rhône, fermera ses portes alors que le site de Crans-Montana sera conservé et qu’une partie de l’activité se redéploiera dans les locaux d’Alloboissons à Charrat.

Le coût de la transaction reste confidentiel. A. Emery SA conserve son nom et ses propres factures et son ex-directeur reste président du conseil d’administration. Le groupe de vins et boissons Alloboissons, dont le siège et la centrale de distribution se trouvent à Givisiez (FR), compte désormais 167 collaborateurs au total.

«Plus gros distributeur de boissons indépendant en mains suisses», le groupe envisage d’autres rachats à l’avenir, mais ne donne aucune précision quant à ces derniers. «Dans notre branche, il n’y a pas beaucoup de racheteurs. Il faut pouvoir atteindre une taille critique et des volumes suffisants. Souvent, des sociétés prennent contact avec nous. Cela prend une année ou deux avant qu’une éventuelle transaction aboutisse», note François Quartenoud.