Un bombardement fait 20 morts, dont 8 enfants

Un nouveau bombardement a fait au moins vingt morts mercredi. Dans le même temps, le chef de la police militaire syrienne a déserté.

26 déc. 2012, 13:17
Depuis quelques temps, la tension monte à Raqa.

Vingt personnes ont été tuées, dont huit enfants, dans un bombardement mercredi contre un village situé dans le nord de la Syrie, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), une ONG d'opposition.

"Au moins vingt personnes, dont trois femmes et huit enfants, ont été tuées dans un bombardement du village Qahtaniyé, dans la province de Raqa", a indiqué cette organisation qui bénéficie d'un large réseau de militants et de médecins à travers le pays.

"Des dizaines de personnes ont été blessées dans ce hameau de Qahtaniyé, dont toute une famille. Elles ont été transportées à l'hôpital sur des motocyclettes car il n'y a pas de voitures en état de marche par manque d'essence", ont affirmé des militants de Raqa News Network sur une page Facebook.

Raqa a été le théâtre d'une escalade ces derniers mois lorsque les rebelles ont lancé plusieurs opérations dans cette province proche de la frontière turque.

Mais, précise l'OSDH, les victimes sont tous des paysans. "Pour être clair: il n'y a pas de Front al-Nosra, ni de groupes rebelles réellement organisés dans ce secteur, ce ne sont que des paysans", a précisé Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH.

Défection du chef de la police militaire

Le même jour, on apprenait que le chef de la police militaire syrienne avait fait défection et s'était rallié aux insurgés en lutte contre le régime de Bachar al Assad. Selon certaines sources au sein de la rébellion, le général Abdelaziz Jassim al Chalal se serait enfui en Turquie.

Sa défection a été confirmée par une source proche de la sécurité syrienne, qui en a minimisé la portée. "Chalal a fait défection, mais il devait prendre sa retraite dans un mois, il a simplement fait défection pour jouer les héros", a dit cette source.

Dans une vidéo mise en ligne sur le site YouTube, le général Chalal explique sa décision par le fait que "l'armée se détourne de sa mission première de protéger le pays". Il dénonce aussi "sa transformation en bandes vouées aux meurtres et à la destruction".

"L'armée a détruit des villes et des villages et commis des massacres contre une population sans arme qui manifestait pour réclamer la liberté", ajoute-t-il.