Requérants aux petits soins pour les murs en pierres sèches de l'Hospice du Saint-Bernard

Dans le cadre d’un projet pilote de l’Office cantonal de l’asile, une demi-douzaine de requérants participent à la réfection d’un mur en pierres sèches au col du Grand-Saint-Bernard. Une étape charnière de leur formation.

05 août 2016, 15:38
/ Màj. le 06 août 2016 à 06:35
Des milliers de pierres à trier, tailler, concasser, assembler. La tâche qui les attend n’effraie pas ces travailleurs à l’œuvre depuis trois semaines déjà à 2500 mètres d’altitude. Le Nouvelliste

Une demi-douzaine de requérants sont les hôtes de l’Hospice du Grand-Saint-Bernard cet été pour prendre part à la restauration du mur en pierres sèches qui soutient la «Promenade des Chanoines». L’occasion pour eux de mettre en pratique les connaissances acquises durant leur formation à l’Ecole d’agriculture de Châteauneuf, avant de cibler le marché de l’emploi.

Complétée par des cours de français et de mathématiques, cette formation d’une année leur apporte le bagage technique nécessaire afin de faciliter leur intégration professionnelle. Et la méthode porte déjà ses fruits. «Un des participants au programme a été engagé ce printemps par un encaveur-vigneron après un stage prometteur», se réjouit Pascal Roduit, convaincu que ce succès en appelle d’autres.

Pour l’heure, Seidou et ses camarades sont concentrés sur leur mission. Avant de retrouver les vignobles de plaine dès la mi-septembre, ils consacrent dix heures par jour à la réfection de ce mur de 400 mètres qui abrite la conduite d’eau potable alimentant l’Hospice. «Un chantier vital pour nous, lance José Mittaz, prieur de Grand-Saint-Bernard. Puisque sans eau, pas de vie, et pas d’Hospice!»

Retrouvez l’intégralité de cet article dans nos éditions papier et numérique de ce samedi 6 août.