Mission ExoMars: le lancement de la fusée Proton vers la planète rouge a réussi

Une fusée Proton de l'agence spatiale européenne (ESA) a décollé avec succès de la base kazakh de Baïkonour. Du nom d'ExoMars 2016, la mission a pour but d'analyser les gaz présents dans l'atmosphère de la planète rouge.

14 mars 2016, 10:58
/ Màj. le 14 mars 2016 à 11:28
Le lancement de la mission a été effectuée avec succès.

La planète rouge suscite toujours autant de convoitises. Preuve en a été donnée ce lundi 14 mars avec le lancement d'une fusée Proton par l'agence spatiale européenne (ESA). L'engin, qui a décollé à 10h31 de la base kazakh de Baïkonour mettra 7 mois pour atteindre la planète Mars. 

 

Du nom d'ExoMars, la mission, fruit d'un partenariat entre l'ESA et l'agence spatiale russe Roskosmos, comprend une sonde détectrice de gaz baptisée TGO (Trace Gaz Orbiter) et d'un atterrisseur test nommé Schiaparelli. Après un trajet long de 496 millions de kilomètres, ​l'atterrisseur se séparera de la sonde le 16 octobre pour se poser sur la planète rouge trois jours plus tard, comme le rapporte le Huffington Post.

 

"TGO sera comme un grand nez dans l'espace", explique Jorge Vago, responsable scientifique de la mission ExoMars, sur laquelle il travaille depuis 2002. La sonde, qui se mettra en orbite autour de Mars pour plusieurs années, va rechercher des traces de méthane dans l'atmosphère de la planète.

Sur Terre, 90% de ce gaz est d'origine biologique et provient principalement de la décomposition de matières organiques. Sa détection peut donc constituer un indice possible de la présence actuelle d'une vie micro-organique sur Mars. Le méthane a en effet une durée de vie limitée.

En 2004 la sonde européenne Mars Express avait déjà découvert de petites quantités de ce gaz. "La sonde TGO va essayer de confirmer cette présence de méthane et d'analyser s'il est d'origine biologique ou bien s'il est le résultat d'un processus géologique", indique M. Vago.

Technologie suisse

C'est là qu'intervient la caméra CaSSIS (Colour and Stereo Surface Imaging System), développée par une équipe placée sous la direction de Nicolas Thomas, de l'Université de Berne, en collaboration avec l'EPFL. Une caméra capable de distinguer avec précision et en couleur des objets de la taille d'une voiture à 100 kilomètres de distance.

 

Le module Schiaparelli, qui pèse 600 kilogrammes et a la taille d'une petite voiture, aura, lui, pour fonction d'apprendre aux scientifiques comment atterrir sur Mars.