Froome: "C'est le résultat d'un gros travail"

Christopher Froome revient sur sa victoire à Ax 3 Domaines et sur ce maillot jaune, le premier de sa carrière, sur le Tour de France.

06 juil. 2013, 18:00

Christopher Froome, êtes-vous surpris de l'écart (1'45) sur Alberto Contador?

Oui, bien sûr. Mais pas seulement sur Contador, sur les autres aussi. Je suis surpris par ces écarts. Mais aussi bien Richie Porte que moi sommes arrivés en grande condition sur le Tour de France. Cette journée est donc une grande satisfaction pour nous. Richie Porte deuxième, c'est le scénario idéal pour l'équipe. Pour une première étape de montagne, c'est assez incroyable.

Votre attaque était-elle planifiée?

C'est vrai qu'on fait souvent des plans, le matin. Mais ils ne se vérifient pas toujours en course. A 5 km de l'arrivée, je me suis rendu compte que les autres prétendants avaient de la peine à tenir dans les roues. Ils étaient en difficultés. Je me suis dit que c'était le moment idéal pour attaquer. Ensuite, quand j'ai vu que je creusais des écarts, je me suis mis en mode "contre-la-montre". Mon seul objectif, c'était de creuser des écarts, le plus possible. Chaque seconde est importante sur le Tour de France.

Auriez-vous pu attaquer un peu plus tôt encore?

Sur le Tour de France, il n'est pas possible d'en garder sous la pédale. J'ai tout donné, j'étais à fond.

Quelle impression vous fait ce maillot jaune sur vos épaules?

C'est fou. J'ai porté pas mal de maillots de leaders depuis le début de l'année. Mais il n'y a rien de comparable avec ce maillot jaune du Tour de France.

Quand on voit le travail effectué par la Sky, on ne peut s'empêcher de faire le rapprochement avec l'US Postal, à l'époque...

Croyez-moi, nous sommes tous propres. J'en suis convaincu à 100%. Je comprends cette question et les interrogations. Il y a eu trop d'antécédents pour qu'elles ne reviennent pas régulièrement. Mais le sport a changé. Si ce n'était pas le cas, je n'aurais pas pu réaliser une telle performance aujourd'hui. Les choses ont évolué. C'est une mission personnelle, pour moi, que de démontrer que le cyclisme est devenu un sport propre. Tout ce qui m'arrive, c'est le résultat d'un énorme travail. Si vous veniez me voir en camp d'entraînement, vous comprendriez mieux ces résultats. Ils ne doivent rien au hasard. C'est du travail, beaucoup de travail. Et le soutien, aussi, de mon staff chez Sky et de ma fiancée.

Paris est encore loin...

J'en suis conscient. Mais j'espère bien conserver le maillot jusqu'à Paris. J'ai confiance parce que j'ai une équipe formidable à mes côtés.