Espionnage: l'Allemagne s'engage dans une offensive diplomatique contre les USA

Suite aux révélations sur une surveillance présumée du portable de la chancelière allemande Angela Merkel, l'Allemagne s'est engagée dans une offensive diplomatique contre les Etats-Unis.
26 oct. 2013, 14:42
L'Allemagne s'est engagée dans une offensive diplomatique à la suite des révélations sur la surveillance présumée du portable de la chancelière Angela Merkel par Washington.

L'Allemagne s'est engagée dans une offensive diplomatique à la suite des révélations sur la surveillance présumée du portable de la chancelière Angela Merkel par Washington. Une délégation allemande doit se rendre la semaine prochaine aux Etats-Unis pour obtenir des explications.

La mission va comprendre des membres des services secrets allemands, selon la presse allemande citant samedi des sources proches des services de renseignements.

"Des représentants de haut rang du gouvernement vont se rendre rapidement aux Etats-Unis afin d'avancer dans les discussions avec la Maison blanche et la NSA sur les allégations récemment évoquées", avait déclaré vendredi le porte-parole adjoint de la chancelière.

Selon le quotidien "Frankfurter Allgemeine Zeitung" (FAZ), le chef des services secrets allemands (BND), Gerhard Schindler, sera du voyage, tout comme, selon d'autres médias, Ronald Pofalla, chef de la chancellerie et donc chargé du renseignement.

Entretien bilatéral

Parallèlement, l'Allemagne prépare conjointement avec le Brésil, une résolution à l'ONU sur la protection des libertés individuelles, selon des diplomates onusiens. Une ébauche de résolution devrait être soumise vendredi prochain à la Commission des droits de l'homme de l'assemblée générale des Nations unies.

"L'espionnage entre amis, cela ne va pas du tout", avait affirmé Mme Merkel lors du sommet des dirigeants de l'UE en fin de semaine à Bruxelles.

L'affaire a été évoquée au cours d'un entretien bilatéral avec le président français François Hollande. Les deux dirigeants ont affirmé "l'un comme l'autre le caractère inacceptable" des écoutes américaines, souhaitant que "l'on trouve les moyens d'en sortir".