Il fait les 82 "4000" des Alpes: «Là-haut, on entend le souffle du monde»

Un alpiniste belge, amoureux du Valais, a gravi les huitante-deux «4000» des Alpes. Une rare leçon de courage doublée d'une philosophie de la montagne de moins en moins répandue.

13 août 2012, 15:50
Dominique de Staecke au sommet de l'Aiguille verte, son dernier et 82ème 4000.

Force, technique, volonté et optimisme. Voilà les ressources nécessaires mais non suffisantes à l’accomplissement de grandes courses d’alpinisme. Ces qualités, Dominique de Staercke les cultive sans triomphalisme. A la limite de l’agacement pour les interlocuteurs qui s’emballent à l’énoncé de son palmarès, long comme la chaîne alpine.  La semaine passée, ce Bruxellois de 49 ans a achevé sa quête. Il lui manquait trois sommets des Alpes de plus de 4000 mètres. L’exploit est aujourd’hui accompli. Il les a épinglés les huitante-deux dont certains plusieurs fois. Et rarement par les voies normales…  Un entretien à lire mardi dans votre journal. Extraits.

La plus grosse ambiance…

«Le couloir Marinelli sur le versant Est du Mont-Rose. Le départ se fait à minuit. Nous y avons vu les étincelles que font les blocs de rochers dans leurs chutes...»

La course la plus esthétique…

«La traversée des Aiguilles du Diable composées de cinq pointes très effilées et vertigineuses est une belle escalade.»

Le meilleur souvenir…

«La montée de l’arête nord de la Dent-Blanche a été un grand moment car je vois cette cime depuis 37 ans…»

La plus grande peur ?

«L’arête Furgen au Cervin en 2003, année de la canicule. Le permafrost fondait, des blocs de glace et de rocher se détachaient, les pitons bougeaient…»