Télémark: Bastien Dayer et Nicolas Michel manquent le petit globe du parallèle

Bastien Dayer et Nicolas Michel se sont fait coiffer au poteau du parallèle de Mürren où se disputent les finales de Coupe du monde de télémark.

22 mars 2018, 18:20
Nicolas Michel (à g.) et Bastien Dayer (à d.) terminent 2e et 3e de la Coupe du monde de parallèle derrière le Norvégien Trym Loeken.

Bastien Dayer et Nicolas Michel sont passés près d’embellir leur collection de globes de cristal avec celui du parallèle version 2018. Les deux spécialistes valaisans de télémark ont été coiffés au poteau par le Norvégien Trym Loeken lors de l’ultime épreuve de la discipline hier à Mürren.

Celui qui peut avoir le plus de regrets est Bastien Dayer. Le skieur d’Hérémence, encore en tête de la spécialité avant la course bernoise, a été éliminé en 8e de finale par le Suédois Olle Collberg… sur décision du jury alors qu’il avait remporté sa manche. A l’origine de la sanction, une bousculade dans le dernier virage, qui a freiné l’adversaire du Valaisan. «Il y a une règle tacite dans notre sport qui veut que l’on doit laisser de la place pour que notre adversaire puisse passer. Je devais de toute façon faire l’intérieur. Olle (Collberg) ne m’a pas vu et on s’est accrochés», pestait l’Hérensard.

A l’issue de la course, le Suédois est même venu s’excuser auprès de Bastien Dayer de lui avoir fermé la porte. Ce litige intervient alors que la FIS a décidé de se passer de l’analyse vidéo en cas de problème il y a peu. «Pour Olle et moi, tout est clair et juste. S’il y avait au moins un membre du jury pour discuter avec les athlètes en fin de parcours, je n’aurais pas été éliminé.» Bastien Dayer s’en voulait également d’avoir manqué ses qualifications matinales (6e) qui l’ont placé dans un bas de tableau extrêmement relevé. «La course se joue déjà là.»

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Nicolas Michel: encore une 12e place pour assurer le général

Pour Nicolas Michel, 3e de la compétition, la déception était moindre, même s’il échoue à 20 points de la victoire finale dans la discipline. «Je perds peut-être un globe, mais j’assure pratiquement le gros. Et à mes yeux, celui du général a davantage de valeur.» En battant Jure Ales en petite finale, il repousse ce même rival slovène à 178 points au classement général alors qu’il ne reste plus que deux courses de Coupe du monde à disputer ce week-end dans les montagnes bernoises. Une 9e place dans le sprint de samedi ou dans la Classic de dimanche suffira au jeune Valaisan de 23 ans, jamais moins bien classé que 6e cette saison, pour remporter son premier grand globe de cristal.