Les donneurs d'organes pas assez nombreux en Valais

En 2016, la Suisse a enregistré 111 donneurs. Le Valais romand en a compté quatre. Six proches ont refusé d'aller vers un don d'organes, car ils ne connaissaient pas la volonté du défunt.

10 févr. 2017, 11:10
/ Màj. le 10 févr. 2017 à 12:00
Anaïs D'Hooghe, transplantée du rein, a participé cette semaine au camp Tackers à Anzère.

Le nombre de donneurs d'organes a diminué l'an dernier en Suisse. Le pays n'a enregistré que 111 donneurs, soit 13,3 par million d'habitants. Le taux reste ainsi faible et se situe dans le dernier tiers du classement européen. Alors que le nombre de donneurs baisse, celui des patients sur la liste d'attente augmente. Plus de 1480 personnes y sont actuellement, soit une augmentation de 7% par rapport à l'année précédente.

Faire connaître sa volonté d'être donneur aux proches 

En Valais, on dénombre quatre donneurs pour 2016. "Mais le plus inquiétant, c'est que nous avons eu six refus de proches pour aller vers un don d'organes. Ils ont refusé, car ils ne savaient pas ce que souhaitait la personne décédée", souligne Corinne Delalay-Marti, coordinatrice valaisanne du don d'organes. Pour elle, il est ainsi très important que chacun précise s'il veut être donneur ou pas. "Au moins, les proches seront au clair. Il n'y a pas pire que de ne pas savoir. Et dans ces cas-là, les proches préfèrent ne pas donner les organes de la personne décédée", ajoute Mme Delalay-Marti.

"Ma maman m'a donné deux fois la vie"

Anaïs D'Hooghe, une Sédunoise de 13 ans qui participe cette semaine au camp pour enfants transplantés à Anzère, peut témoigner des bienfaits d'un don d'organes. Elle a été greffée d'un rein en 2008 et depuis lors, sa vie a totalement changé. "Je vais très bien aujourd'hui, grâce à ma maman qui m'a donné l'un de ses reins. Elle m'a donné deux fois la vie, comme elle le dit", raconte la Valaisanne.

Découvrez le portrait d'Anaïs D'Hooghe dans nos éditions papier et numériques de samedi.