Crans-Montana: un rachat immobilier qui suscite de nombreuses interrogations

Le rachat par CMA de la CMA immobilier, qui gère notamment les restaurants, laisse de nombreuses doutes quant à une surévaluation de sa valeur comptable. Les organes de révision ont démissionné.

18 mai 2017, 18:46
/ Màj. le 18 mai 2017 à 21:15
Les dirigeants de CMA ont tenté de rassurer les petits actionnaires.

L’assemblée générale de CMA n’a pas manqué de piment hier soir. En effet, bon nombre d’actionnaires, certes minoritaires - puisque Radovan Vitek via sa société CPI possède 85,4% de CMA – ont posé de nombreuses questions en lien avec le rachat de CMA Immobilier pour 37 millions de francs alors qu’il en valait – au moment de la séparation de CMA il y a quelques années– environ 17 millions.

Ces actionnaires estimaient que la valeur comptable était beaucoup trop élevée. Les organes de révision ont d’ailleurs émis une réserve sur ce point dans leur rapport. «Nous avons une incertitude sur ce montant», assure une représentante des fiduciaires mandatées. A la question d’un actionnaire de savoir s’il n’y a pas eu d’expertise externe, l’experte-réviseur avoue «que nous en avons reçu une qui ne nous a pas convaincus.»

Démission des organes de révision

La réponse viendra partiellement du président du conseil d’administration Philippe Magistretti. «Nous nous sommes basés sur une offre plus importante encore reçue d’une grande société européenne active dans le domaine du ski que je ne peux pas nommer mais que les présidents de communes connaissent.» Une explication qui en a étonné plus d’un. Par contre, s’ils ‘ont pas refusé les comptes, les trois organes de révision ont donné leur démission.
 
Au niveau des comptes, CMA a également connu une année difficile. Avec une baisse de 12% de passage skieurs en 2016, les chiffres ne peuvent satisfaire personne. Les mauvaises conditions d’enneigement expliquent notamment ces résultats, puisque la baisse est plus importante en hiver (-9%). En chiffres, le résultat affiche une perte, après amortissement et impôts, de 9 millions de francs sur huit mois. «Les résultats et les comparaisons avec l’année précédentes sont tronqués puisque les comptes ont été arrêté au 31 décembre et plus au 30 avril», explique le président du Conseil d’administration Philippe Magistretti. Le chiffre d’affaires du mois de février notamment, l’un des mois le plus important, n’a donc pas été prise en compte. L’espoir pour les responsables de jours meilleurs est l’arrivée du Magic..