Course de Noël: la course des entreprises en dessert

C'est l'événement principal de la fin d'année à Sion. La course Titzé de Noël attire les foules. La 49e édition a eu lieu ce samedi 9 décembre et les coureurs en herbe ou aguerris ont foulé le bitume et les pavés de la capitale valaisanne.

09 déc. 2017, 13:32
/ Màj. le 09 déc. 2017 à 18:30
La course des entreprises à la course Titzé de Noël, plus de 1200 personnes se sont inscrites.

La température hivernale et les quelques flocons de la nuit précédente n'ont pas refroidi les adeptes de la course de Noël. Il y a eu la foule des grands jours ce samedi à Sion. La journée a débuté par les différentes courses des enfants et des jeunes athlètes suisses qui ont déjà pu étaler tout leur talent.  Alors que la nuit tombe, des pères et mères Noël ont ouvert la voie aux femmes et hommes aguerris. Les élites ont démontré leu bravour et le final s'est fait en apothéose avec la course des entreprises et ses 1200 concurrents. 

Pour souder les liens de la boîte

Le final a été une fois encore grandiose à la course de Noël de Sion. Plus de 1200 coureurs se sont inscrits pour cette édition. Les rues sédunoises paraissaient bien étroites au moment du départ. "Nous sommes ici pour la troisième fois, on vient surtout pour le vin chaud", disait Stéphanie Fiorina, de l'imprimerie Fiorina, avant le départ. 

 

Motivés comme jamais les membres de l'imprimerie Fiorina avant le départ. © Le Nouvelliste

 

Une entreprise a voulu frapper fort cette année. La BCVs a inscrit pas moins de 139 coureurs. Tous étaient vêtus d'une tunique dorée et d'un bonnet scintillant. "Toutes les succursales du Valais sont représentées. Ça reflète bien l'ambiance de l'entreprise", explique Loïs Constantin, employé de caisse à Sierre. 

 

Impossible de manquer les coureurs de la BCVs cette année. © Le Nouvelliste

 

Autre entreprise présente chaque année, la Clinique Romande de Réadaptation avait dans ses rangs un seul membre du volet sportif de l'entreprise, mais surmotivé. "Je vais aller à bloc au départ et tant pis si je craque au deuxième tour", riait Grégory Quennoz. 

 

La Clinique Romande de Réadaptation toujours présente. © Le Nouvelliste

 

Dames et hommes montrent la voie

Avant les courses tant attendues des Elites femmes et hommes, les dames et les hommes ont ouvert la voie en imposant des rythmes impressionnants pour les badauds. La course plaît à tout le monde et promet parfois des moments insolites, comme celui d'un enfant reconnaissant son institutrice parmi les sportives. "Allez maîtresse", lui lance-t-il provoquant un sourire très large sur le visage de cette dernière. 

La course de Noël attire des gens de la région, mais bien au-delà. C'est plutôt tous les Valaisans qui aiment la course à pied qui se retrouvent dans la capitale le temps d'une journée. Hanny de Naters et Josianne de Brig font partie du même club haut-valaisan de course à pied. Il s'agit de leur seconde participation. "On court une ou deux fois par semaine et on aime l'ambiance ici."

>> A suivre ici: la course live des Elites en vidéo.

La hotte pleine de cadeaux

En plein milieu de l'après-midi, les rues de la capitale sont garnies de rouge. Tradition immuable depuis de nombreuses années, la course de pères Noël fait la part belle aux hommes et aux femmes en rouge. Parmi ces courageux déguisés, Frédéric Nanchen participe à sa quatrième édition de la course de Noël. Il est méconnaissable et porte même une hotte sur le dos emplie de cadeaux. "Ils sont vides heureusement. Je fais ces deux kilomètres au lieu des trois habituels parce que je suis un peu blessé. Je vais finir rouge comme mon costume alors que les pros ne transpirent pas", sourit-il. 

 

Le Lensard d'origine Frédéric Nanchen était prêt à avaler les deux kilomètres de la course des pères Noël. © Le Nouvelliste

 

Les populaires étaient au taquet

A 14h30, c'étaient les populaires qui ont couru après le coup de feu du starter. Parmi eux, Claude et Simone que nous avons croisé quelques minutes avant le départ et qui se sont déguisés pour l'occasion. "Non, on ne court pas 3 kilomètres, mais 3000 mètres ou 300'000 centimètres, c'est plus classe", rigolent-ils en finissant le vin chaud d'avant-course. "On a commencé la préparation à 10 heures ce matin."

 

Claude et Simone ont fait une bonne préparation dès ce matin.  © Le Nouvelliste

 

La place de la Planta grouille et pourtant il n'y a pas de coupe suisse de foot sur le podium. © Le Nouvelliste

 

Les enfants ne manquent pas d'entrain à l'heure de se préparer pour la course. A l'heure d'agrapher son dossard, la petite Maïly, sept ans, lance à sa mère: "Tu me piques pas hein?" La bonne humeur est au rendez-vous. Populaire par excellence, la course de Noël attire des milliers de coureurs valaisans, mais aussi d'ailleurs. 

 

Distribution des dossards pour les classes de Savièse. © Le Nouvelliste

 

Chez les cadets et les juniors, donc des athlètes adolescents mais très talentueux, le rythme imposé est infernal. "C'est impressionnant", clame un spectateur de la rue de Conthey. Tous applaudissent et encouragent les concurrents grâce aux prénoms aposés sur les dossards. 

 

L'effort est très intense, même chez les jeunes. © Le Nouvelliste