Un mois de juillet pesant pour le tourisme

La météo du mois de juillet et ses records de précipitations n'ont pas épargné les acteurs touristiques du canton sans que l'on puisse dessiner une tendance générale.

01 août 2014, 11:00
Le panorama du Valais en juillet a été davantage gris que bleu.

Le mois de juillet pourri a-t-il plombé le tourisme dans le canton ? La réponse n’est pas aussi évidente. Premiers touchés par les caprices du ciel, les prestataires d’activités en plein air ont souffert du mauvais temps. Dans certaines stations, on évoque des baisses de 30 à 50 % par rapport à l’an dernier. Pour les remontées mécaniques, même si le marché estival est faible, le dégât publicitaire reste important. «L’été, c’est à peine 2% de notre chiffre d’affaires annuel. En revanche, les gens qui sont venus pendant deux semaines et n’ont jamais vu le soleil, on ne les reverra plus», lâche Pascal Bergero, directeur de TéléChampéry.

Sur le plan de la fréquentation dans les diverses régions, les différences par rapport à l'été dernier sont faibles mais les clients moins enclins à dépenser. Qu’il s’agisse de des séjours dans des hôtels, des chalets ou des appartements, tous les prestataires remarquent une tendance à réserver plus tardivement. Ce qui n'est pas forcément négatif. A Nendaz, on relève même une hausse de près de 30% de la fréquentation avec 60 à 80 locations par semaine. «Les réservations en «lastminute» et les courts séjours de trois à quatre jours connaissent un véritable succès», indique Muriel Risse, responsable de l’agence Interhome de la station.

En montagne en revanche, le bilan est nettement plus noir. Dans les différents refuges, la météo a littéralement plombé ce début de saison en occasionnant nombre d’annulations de dernière minute. A Orny, pourtant accessible et proposant une quantité d’activités aux alentours, le mois de juillet a été particulièrement difficile. «Pour prendre un exemple, on aurait dû avoir 86 personnes par soir la semaine dernière. En début de semaine, on tournait tout juste à trente», relève le gardien Raymond Angéloz.

Tous placent désormais de l’optimisme dans le mois d’août et personne ne veut faire de bilan d'été trop hâtif. Tous les acteurs que nous avons contactés se font en effet un point d’honneur à rappeler que «c’est à la fin de la saison qu’on fera les comptes.»

Vous retrouverez, dans notre édition de samedi 2 août, un état des lieux complet de l'impact de la météo lors de ce dernier mois de juillet.