Quid des allergiques dans les hôtels?

Pour les personnes allergiques, séjourner dans un hôtel peut parfois se transformer en cauchemar.

05 mars 2013, 14:24
Un chien sur un lit d'hôtel n'est pas sans conséquences pour les clients suivants, en particulier s'ils sont allergiques.

Accepter des chiens dans son établissement hôtelier n’est pas si anodins que cela. Et pourtant, rares sont les hôtels, auberges ou bed & breakfast qui interdisent l’accès à leur chambre aux accompagnants à quatre pattes. Pour les personnes allergiques aux chiens, trouver une chambre complètement exempte d’allergènes est souvent anxiogène.

«Pour une personne allergique, le risque de réaction persiste plusieurs jours sans la présence du chien. On dit que dans les maisons, dans le cas des chats, les réactions se font sentir  trois à quatre mois après le départ de l’animal», explique le Dr Joël Duc, allergologue à Sion. Les propriétaires et gérants de lieux d’hébergement en sont plus ou moins conscients.

Généralement, c’est en été que les touristes amènent leurs chiens avec eux. En hiver, ils font du ski et en été, des promenades à pied. La plupart des établissements reçoivent une dizaine de chiens par an, comme l’hôtel des Vignes à Uvrier ou Le Déserteur à Nendaz.

Du côté de l’association hôtelière du Valais, on a bien intégré que les allergies de clients sont un problème à prendre au sérieux. Mais il n’est pas question aujourd’hui de publier un guide des hôtels sans chiens. «Il n’y a pas que les animaux pour être allergènes dans un hôtel. Il y a les acariens, les puces de lit, toutes les allergies alimentaires et les allergies aux plumes. Aux hôteliers, nous suggérons d’avoir toujours en réserve de la literie en matière synthétique», assure Patrick Bérod, directeur de l’association.

Hôtel avec ou sans chien, il est recommandé aux clients de préciser s’ils ont des allergies. Le personnel fera de son mieux pour nettoyer parfaitement les lieux de son séjour et pour éviter de mettre dans votre repas quelque chose qui vous fera vous sentir vraiment mal.

Retrouvez cet article complet dans notre édition papier du mercredi 6 mars.