Le Ministère public devra enquêter sur la fusion Télénendaz-Téléveysonnaz

Alors que le procureur avait rendu une ordonnance de non-entrée en matière, le Tribunal cantonal et récemment le Tribunal fédéral estiment qu’il doit instruire l’un des aspects d’une plainte pénale à l’encontre de Jean-Marie Fournier.

04 août 2019, 17:00
/ Màj. le 05 août 2019 à 18:18
Le 6 mai 2016, les actionnaires de Télénendaz votaient la fusion avec Téléveysonnaz. Ici, Jean-Marie Fournier qui récolte les bulletins de vote.

Le Ministère public avait refusé d’entrer en matière sur une plainte pénale déposée à l’encontre de Jean-Marie Fournier, ancien homme fort de Téléveysonnaz aujourd’hui actionnaire majoritaire de Nendaz-Veysonnaz Remontées mécaniques. Le Tribunal cantonal et récemment le Tribunal fédéral (arrêt 6B_655/2019) lui donnent en partie tort, selon une information du «Matin Dimanche». Le procureur devra bien enquêter sur l’un des aspects de la plainte: la transmission de «faux renseignements sur des entreprises commerciales» de la part des membres du conseil d’administration de Télénendaz.

L’affaire s’inscrit dans le cadre de la fusion entre Société des Téléphériques de Nendaz SA et Téléveysonnaz qui s’est concrétisée en 2016. Les plaignants estiment que la valeur de Téléveysonnaz «aurait été surévaluée, ce qui aurait conduit à une augmentation du capital-actions de Société des Téléphériques de Nendaz SA de 3 350 000 francs afin de dédommager les actionnaires de Téléveysonnaz». Les actionnaires de Télénendaz, dont font partie les plaignants, auraient alors subi une diminution de la valeur de leurs actions dans la nouvelle société fusionnée. Ils ont aussi entamé une procédure civile demandant l’annulation de la fusion.

En savoir plus : l’arrêt du Tribunal fédéral