Le président de Conthey revient sur la tuerie de Daillon, en Valais

Le président de la commune de Conthey livre ses impressions une année après la tuerie de Daillon.

02 janv. 2014, 15:20
Le président de la commune de Conthey, Christophe Germanier, n'était en fonction que depuis deux jours lorsque la tuerie de Daillon a éclaté.

Une année. Une année jour pour jour que trois personnes sont décédées sous les tirs d’un forcené dans le hameau de Daillon. Le 2 janvier 2013. Une date à jamais gravée dans la mémoire de la population contheysanne. Et de son président, Christophe Germanier, qui n'était en fonction que depuis deux jours lorsque la tuerie a éclaté. Il a accepté de livrer son ressenti sur cette année décidément pas comme les autres.

Qu’aimeriez-vous dire à la population en ces jours de commémoration?
Que, tous les jours, nous les soutenons. Que nous, les autorités communales, nous sommes présentes s’ils ressentent le besoin de se confier, de parler, de partager. Nous ne voulons pas leur dire ce qu’ils doivent faire ou comment ils doivent gérer leur ressenti. Tout cela, je crois que les habitants le savent car, depuis une année, ce tragique événement les a rapprochés. En tout cas moi j’ai pu apprendre à les connaître et je suis impressionné par leur force de caractère, leurs ressources, leur solidarité.

Vous en voulez au tireur?
Oui. Bien sûr. C’est un acte de fou qu’il a commis. On lui en voudra toujours. C’est difficile de lui trouver des excuses. Je peux éventuellement chercher à comprendre son geste, mais je lui en veux quand même profondément.  C’est un tel traumatisme! Certaines personnes entendent encore le bruit des coups de feu, vous savez.

Pensez-vous qu’un jour, il sera possible d’oublier?
Non, c’est inimaginable. On ne peut pas oublier. Mais on ne peut pas non plus vivre dans le passé. Par contre on peut vivre avec. Mais, pour cela, il faut du temps et du soutien. Souvent les médias reviennent sur le sujet. Cela fait mal et ravive la cicatrice à chaque fois. Mais nous nous sommes sentis soutenus par tout le canton. Au final, de toute cette histoire, c’est l’aspect humain qui ressort.

Retrouvez l'intégralité de cette interview dans l'édition du "Nouvelliste" du vendredi 3 janvier.