Fusillade à Daillon: les médias s'en font l'écho dans toute l'Europe

A la suite de la fusillade de mercredi soir qui a fait trois morts et trois blessés dont le tueur à Daillon, le petit village valaisan fait le tour des médias européens.

03 janv. 2013, 16:20
presse_daillon

La fusillade à Daillon (VS) a suscité stupeur et consternation dans de maints pays d'Europe. Le drame a été relayé par les sites des médias ainsi les réseaux sociaux. Des critiques parfois acerbes contre la Suisse sont émises, relançant le débat sur la possession d'armes à feu.

De nombreux lecteurs ont fait part de leur inquiétude sur les sites des quotidiens français "Le Monde", "Libération" et "Le Figaro". Certains comparent la tuerie de Daillon avec celle survenue en décembre aux Etats-Unis. "La folie ne connaît pas de frontière nationale", rappelle un lecteur sur le site du "Figaro".

La possibilité pour les Helvètes de pouvoir garder leurs armes de service à la maison est également pointée du doigt. "La Suisse doit faire un gros effort pour que les armes des conscrits restent désormais aux arsenaux et plus au domicile comme le voulait la tradition militaire suisse", réagit un internaute sur le portail de "Libération".

Avec Facebook et Twitter, la nouvelle s'est rapidement répandue dans les pays voisins de la Suisse, comme en Italie et en Allemagne. "S'il vous plaît, enlevez-leur leurs armes, car ils ne savent pas ce qu'ils font", pouvait-on lire sur le portail d'un média allemand.

Jusqu'en Norvège

"Des types dérangés existent malheureusement partout", commente un lecteur du quotidien en ligne autrichien "Kronenzeitung". Des réactions similaires ont été postées sur plusieurs sites d'autres pays.

"Même la Suisse n'est plus épargnée", constate un lecteur sur un média belge, alors que la chaîne de télévision publique britannique BBC en a même fait sa "breaking news" (un urgent).

La fusillade a également été relayée en Norvège. Le 22 juillet 2011, l'extrémiste de droite Anders Behring Breivik avait tué 77 personnes en faisant d'abord exploser une bombe près du siège du gouvernement de centre-gauche, puis en ouvrant le feu sur un rassemblement de la Jeunesse travailliste sur l'île d'Utoeya.