Daillon: des centaines de personnes pour un dernier adieu

08 janv. 2013, 00:01
data_art_1306663.jpg

La cathédrale de Sion était bondée lundi matin pour les obsèques de la jeune mère de famille tombée sous les balles du tueur de Daillon. Plusieurs centaines de personnes ont participé à la cérémonie funèbre.

Le prêtre a accueilli sur le parvis de la cathédrale la famille et les proches qui ont ensuite entouré le cercueil pour l'accompagner à l'intérieur de l'église. Selon le souhait de la famille, la cérémonie s'est déroulée dans une certaine intimité, hors de la présence de la presse.

Famille, amis proches de la victime ont assisté à la cérémonie, mais aussi des collègues de travail et des élus municipaux de Conthey. De nombreux anonymes étaient également présents pour simplement faire acte de compassion.

La messe de sépulture d'une seconde victime a eu lieu peu après à Erde où l'église n'est pas parvenue à contenir toute les pesonnes présentes. Un culte d'adieu à la troisième victime est prévu aujourd'hui également à Erde.

 

LE POINT SUR L'ENQUETE

 

Christoph Brunner, porte-parole de l'armée suisse, a enfin livré des précisions sur le parcours militaire de l'auteur du drame: "Il a fait son école de recrue en 1999. Je ne peux pas préciser dans quelle arme, c'est confidentiel. En 2000, il a suivi avec succès l'école d'officier. En juin 2006, il a été déclaré inapte au service militaire pour des raisons médicales. Je ne peux pas être plus précis sur ce dernier point, cela relève du secret médical." Le porte-parole précise qu'à ce moment, l'armée a récupéré toutes les affaires militaires de Fabien: "L'uniforme et surtout le fusil d'assaut et le pistolet." Est-il vrai que l'auteur de la fusillade était capitaine? "En effet, il a été nommé à cette fonction le premier juillet 2003. Par contre, dès 2004, il n'a plus effectué un seul jour de service." Et avant, Fabien a-t-il exercé comme instructeur? "Oui, il était aide-instructeur contractuel durant deux et demi. Je ne peux par contre pas dire dans quelle spécialité." Plusieurs proches ont relevé que Fabien aurait préféré suivre une formation d'instructeur plutôt que de commandant de compagnie, quel est votre avis? "L'armée ne force personne. Nous ne mettons pas de pression. C'est contradictoire de dire qu'un militaire contractuel a été obligé de suivre une filière. C'est lui qui a choisi." Fabien a-t-il passé des tests pour devenir instructeur? "Je n'ai pas de commentaire à faire à ce sujet" , conclut Christoph Brunner. Selon plusieurs spécialistes, la munition utilisée pour les mousquetons, la GP11, est une cartouche militaire conçue spécialement pour l'armée suisse. Une armée où le tireur aurait pu dérober des cartouches? "Nous sommes sans nouvelles de l'armée à qui nous avons demandé des informations et les différents dossiers. De notre côté, nous continuons l'inventaire de toute la munition récupérée afin d'en savoir plus. Nous n'avons pas plus d'informations pour le moment" , répond Catherine Seppey, procureure en charge du dossier. Enfin, d'après plusieurs sources, c'est le père du forcené qui a vendu le terrain au jeune couple pour y bâtir leur maison. Un forcené qui n'aurait jamais accepté cette vente. Cette version fait-elle partie des hypothèses à ce stade de l'enquête? "Nous cherchons évidemment à savoir si le tireur a ciblé ses victimes ou non. Les auditions sont en cours. Nous ne pouvons pas encore nous prononcer. Il y a un gros travail de recoupement" , conclut la procureure. DV