Affiches de campagne détériorées à Chamoson

Du spray noir a été employé jeudi pour détériorer les affiches de campagne du candidat PLR à la présidence de Chamoson.

02 nov. 2012, 17:04
Le visage du candidat a été totalement masqué. ldd

Vendredi matin, Christophe Bessero a reçu un appel d’un employé communal qui lui annonçait que deux de ses affiches électorales avaient été endommagées à l’aide d’un spray noir. Effectivement, des panneaux présentant le candidat PLR à la présidence de Chamoson ont été détériorés nuitamment.

"C’est vraiment désolant" a commenté Christophe Bessero. "J’avais anticipé  et utilisé un film plastique de protection", a-t-il noté. Ainsi, rapidement, les réalisations ont retrouvé  toutes leurs couleurs. "La campagne est dure, c’est le moment de changer les choses quand on constate ce genre d’attitude" a-t-il  commenté.

Du côté du PDC, on a déploré bien sûr ce type d’agissements. "Je suis déçu" a signalé le candidat de ce parti  à la présidence. "Nous avons conclu un gentleman agreement avec Christophe Bessero, nous avons une campagne  exemplaire dénuée de provocation"  a continué Claude Crittin. "Nous avons posé douze affiches dans les cinq hameaux et quelques-unes ont aussi  été déchirées ou arrachées et nous les avons remplacées"  a-t-il poursuivi. "C’est une commune qui n’a pas eu de combat à la présidence depuis très longtemps et ces actes ont été commis apparemment les jours fériés"  a-t-il noté. "Ils peuvent être liés à quelques personnes qui ont fait la fête et qui ont vu quelque chose de différent et ont voulu semer la zizanie" a-t-il renchéri.

A  la Police  cantonale, on a précisé que ce genre d’actes sur du matériel électoral reste relativement rare. Et les plaintes pour ce type  de dommage à la propriété encore moins. Jean-Marie Bornet a mentionné qu’en cas de flagrant délit , l’auteur sera identifié et le lésé contacté pour savoir s’il veut donner suite. Ce genre de comportement peut encore être accompagné de propos à  caractère insultant, ce qui constitue encore une infraction contre l’honneur.

En généralisant, le porte-parole de la Police cantonale, a commenté qu’une augmentation de réactions trop  tranchées, également sur les réseaux sociaux, est par contre constatée. Jean-Marie Bornet rappelle que chacun peut s’exprimer mais doit rester dans les limites de la législation.