Sanctions au BBC Monthey: le club valaisan va réagir

Le BBC Monthey va faire recours suite aux sanctions prononcées mercredi soir par le juge unique. Le club chablaisien les juge disproportionnées. De son côté, Swiss Basketball étudie lui aussi la possibilité de faire recours contre ces mêmes sanctions, jugées... trop clémentes.

04 mai 2017, 09:18
/ Màj. le 04 mai 2017 à 12:58
Les dirigeants montheysans vont faire recours.

Mercredi soir, le juge unique a rendu son verdict dans l'affaire des incidents ayant suivi la finale de la Coupe de Suisse perdue par Monthey face aux Lions de Genève le 8 avril dernier à l'Arena. L'entraîneur Niksa Bavcevic a notamment écopé de huit matchs de suspension, plus deux pour son sursis révoqué. "Je suis choqué, c'est tout ce que je peux dire", précise le technicien croate. "Pour le reste, ce sont les avocats du clubs qui vont s'occuper de l'affaire."

Même son de cloche du côté de Nathan Zana, son assistant, sanctionné pour cinq matchs, dont deux avec sursis. "Je n'ai pas de mots pour qualifier cette décision du juge unique, je reste sans voix et je ne comprends toujours pas pourquoi je suis suspendu." Nathan Zana, qui a déjà purgé quatre matchs, donc un de trop!, pourra tenir sa place sur le banc montheysan ce samedi à l'occasion du déplacement à Lausanne dans le cadre des quarts de finale des play-off.

Les deux joueurs montheysans mis en cause, les Américains Markel Humphrey et Brandon Young, ont eux écopé de respectivement sept et six matches de suspension, dont deux avec sursis.

Pour Christophe Roessli, le vice-président du BBCM, également suspendu pour cinq matchs, toutes ces sanctions sont exagérées. Le club a ainsi décidé de faire recours. "On ne peut pas être d'accord avec ces décisions, c'est disproportionné à tous les niveaux, même si on ne s'attendait pas à autre chose. On va prendre le temps d'étayer notre dossier pour nous défendre."

Un dossier qui va prendre de l'ampleur, comme le laisse entendre Sébastien Fanti sur sa page Facebook. Présent le 8 avril à l'Arena et témoin direct de l' "altercation" entre Giancarlo Sergi, le président de Swiss Basketball, et Christophe Roessli, l'avocat sédunois a réagi. "(...) Cette décision doit être soumise à une instance de recours car franchement en restant calme et objectif, elle ne correspond pas du tout à ce qui s'est passé. Le Juge unique est devenu dans ce dossier un juge inique", écrit le préposé à la protection des données et à la transparence du Canton du Valais.

Autre dossier chaud pointé du doigt par le clan valaisan, l'organisation des finales de Coupe par la société Playmaker, société dirigée par Sébastien Clivaz, arbitre de la finale entre Genève et Monthey. Un arbitre peut-il siffler lors d'un match qu'il organise, Swiss Basketball pouvait-il confier la mise sur pied d'un tel événement à Playmaker? Voilà les questions  posées. "La société Playmaker n'a rien à voir dans l'organisation de ces finales, nous n'avons pas signé de contrat avec elle", tient à préciser Giancarlo Sergi, le président de Swiss Basketball.

Les dirigeants de Swiss Basketball se réunissent cet après-midi pour discuter des suites à donner à cette affaire. La possibilité d'un recours existe.