Police valaisanne: "Nous n'avons jamais reçu de plainte pour discrimination raciale"

Alors qu'à Zurich la police lance des mesures contre le délit de faciès, en Valais, le commandant de la police cantonale, Christian Varone affirme qu'aucun cas de discrimination policière n'a été dénoncé.

21 nov. 2017, 17:51
/ Màj. le 22 nov. 2017 à 05:30
Le commandant Christian Varone affirme que le Valais continuera de communiquer la nationalité des délinquants.

La police doit-elle indiquer la nationalité des délinquants? La question ressurgit au moment où la police zurichoise annonce qu’elle ne communiquera plus cet élément, une police zurichoise qui lance aussi une série de mesures pour lutter contre le délit de faciès.  Le commandant de la police cantonale, Christian Varone livre son analyse.

>>A lire aussi: les mesures contre le délit de faciès prises par la police  et  La police zurichoise ne donnera plus la nationalité des délinquants

 

La police zurichoise ne va plus donner l’identité des auteurs de délits pour éviter la discrimination envers certaines populations étrangères. La police valaisanne va-t-elle changer de pratique en la matière?

Nous relayons les faits de manière objective, sans interprétation, en toute transparence. Nous donnons donc la nationalité des délinquants, qu’ils soient suisses ou étrangers.

Certains affirment qu’en donnant la nationalité, on crée un lien entre cette nationalité et le délit.

Nous avons le raisonnement inverse. Si nous ne donnons pas la nationalité, une suspicion se crée. Sans information objective, c’est la rumeur qui prend place et des populations étrangères vont être stigmatisées inutilement. En donnant les informations, si un jour c’est un Suisse qui commet un délit, le lendemain un Roumain et le surlendemain un Portugais, il n’y a pas de stigmatisation.

La police zurichoise a mis en place des mesures pour éviter le délit de faciès. Est-ce que la police valaisanne s’engage aussi dans cette voie?

La police travaille dans un cadre légal bien défini. Nous ne pouvons intervenir que lorsqu’il y a des raisons objectives minimales. Les aspirants suivent un cours sur les migrants. Nous avons une ligne de conduite très stricte: tout le monde est traité sur un pied d’égalité, quel que soit son sexe, sa nationalité,… En 10 ans que je suis ici, je n’ai pas reçu une seule plainte pour discrimination raciale. Nous n’allons donc pas changer de pratique.