Petroplus: réunion en urgence avec Hollande

La firme libyenne Murzuq Oil et la société d'investissement vaudoise Terrae International, qui ont fait une "offre conjointe" de reprise de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime), ont demandé jeudi à rencontrer d'urgence le président de la République François Hollande.

07 mars 2013, 12:53
La raffinerie Petroplus de Petit-Couronne qui emploie 550 salariés redémarre aujourd'hui. Elle était à l'arrêt depuis début janvier, faute d'approvisionnement brut, à la suite de la faillite de sa maison mère zougoise.

Dans le cadre de la fusion des offres des deux entreprises - la firme libyenne Murzuq Oil et la société d'investissement vaudoise Terrae International - pour la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, une réunion de travail est prévue samedi à Tripoli avec le gouvernement libyen.

Mais les candidats à la reprise estiment qu'une "rencontre avec le gouvernement français doit être antérieure à cette réunion de travail".

Murzuq Oil demande donc à être reçu par François Hollande "afin de montrer un geste fort pour la sauvegarde des emplois", et ce en présence de l'intersyndicale de Petroplus, souligne l'entreprise. "Nous nous associons à cette demande et pour nous le temps presse", indique Yvon Scornet, porte-parole de l'intersyndicale Petroplus, notant que "le gouvernement français doit montrer son soutien aux différents projets".
 
La société pétrolière Murzuq Oil, dont le directeur général Mabrouck Jomode Elie Getty est "ancien Président du conseil de révolution du sud de la Libye (15,16,17 février 2011)", selon le communiqué, a présenté mardi avec Terrae International, une "société d'ingénierie spécialiste des activités de pétrole", une offre conjointe qui promet de garantir tous les emplois de la raffinerie en liquidation judiciaire, soit 470.
 
Trois autres sociétés, la panaméenne Net Oil, l'égyptienne Arabiyya Lel Istithmaraat International et la chypriote FJ Energy Group, ont également déposé des offres. Mais l'administrateur judiciaire a jugé le 6 février ces offres, y compris celles de Murzuk et de Terrae, insuffisantes pour être présentées au tribunal de commerce, invitant les entreprises à les améliorer et à les déposer directement auprès du tribunal.
 
Ouvert en 1929, le site de Petit-Couronne est menacé depuis plus d'un an. La poursuite de l'activité est prévue jusqu'au 16 avril.