Michel Carron, cobaye d'un nouveau traitement contre le cancer

Depuis trois ans, Michel Carron, qui a tenté par quatre fois d'accéder au Conseil d'Etat,se bat contre un cancer généralisé. Il est l'un des dix-huit Suisses à tester un nouveau traitement contre cette maladie au CHUV. Traitement qui débute jeudi.

07 juil. 2014, 13:17
Michel Carron entamera son nouveau traitement jeudi au CHUV.

"J’ai tout de suite dit à mon médecin: "Non, je n’ai pas le cancer, car je suis totalement contre cette idée. Et je suis têtu", raconte Michel Carron. Le Valaisan de 63 ans, connu pour ses coups de gueule et ses quatre tentatives d’accession au Conseil d’Etat, se bat pourtant bel et bien contre un cancer depuis l’été 2011. "Les médecins appellent ça un cancer primaire d’origine inconnue, c’est une sorte de cancer généralisé de stade 4", explique-t-il. Une maladie incurable selon le corps médical. "Et pourtant, je suis toujours là", lance le Fulliérain.

26 chimiothérapies

Michel Carron ne subit plus aucune chimiothérapie aujourd’hui – il en a déjà effectué 26 ainsi que 42 séances de radiothérapies. «Je ne peux plus en faire, car cela me provoquerait des lésions irréversibles.» Par contre, le sexagénaire participera à un traitement dispensé au CHUV dans le cadre d’une recherche internationale. Une nouvelle étape qui débutera jeudi. «Je serai en quelque sorte un cobaye pour ce nouveau traitement.»

Le Valaisan sera l’un des 300 malades à tester ce nouveau produit, dont 18 en Suisse. "On va m’injecter un produit appelé Nivolumab censé augmenter encore mes défenses immunitaires et combattre les cellules cancéreuses qui m’ont envahi." Le traitement risque cependant de provoquer une infection généralisée dans le corps de Michel Carron qui devra donc mener une grande bataille. «C’est ma face nord de l’Eiger. Je sais qu’il y aura des avalanches, mais mon but est de m’en sortir vivant!», raconte-t-il.

Découvrez le témoignage complet de Michel Carron, et, surtout, les raisons qui le poussent à raconter en détail l'évolution de sa maladie sur sa page Facebook, dans l'édition payante du "Nouvelliste" de mardi.