L’Etat du Valais prend des mesures à l’encontre des organes de la Banque cantonale du Valais (BCVs)

Le conseiller d’Etat Roberto Schmidt a affirmé jeudi soir devant le Grand Conseil avoir pris des mesures pour éviter la prescription des faits liés à l’octroi du crédit de 85 millions à Alkopharma. Les personnes qui dirigeaient la banque en 2009 sont concernées.

10 mai 2019, 15:10
Par précaution, l'Etat a pris des mesures pour interrompre la prescription des faits à l'égard des dirigeants de la banque de 2009.

« Par précaution, l’Etat du Valais a déjà décidé de prendre toutes les mesures nécessaires à l’encontre des organes de la Banque Cantonale du Valais (BCVS) en fonction au moment de l’octroi du prêt à Alkopharma, afin de sauvegarder les intérêts de la banque et de l’Etat du Valais », a déclaré le conseiller d’Etat Roberto Schmidt. Il répondait aux six questions du député UDC Grégory Logean portant sur le prêt de 85 millions accordé par la BCVs à une pharma qui a fait faillite quelques années plus tard. Dans une interpellation urgente, le parlementaire s’inquiétait notamment de la prescription des faits. « Le crédit a été octroyé en 2009 et la prescription absolue est bientôt atteinte », a reconnu Roberto Schmidt. Il n’a pas précisé quelles mesures l’Etat du Valais entendait prendre exactement. Il pourrait s’agir par exemple de renonciations à la prescription.

Les organes concernés en 2009 sont les membres du conseil d’administration: Karin Perraudin, Olivier Dumas, Jean-Yves Bonvin, Fernand Mariétan, Stefan Imboden, Chantal Balet, Ivan Rouvinet et Jean-Pierre Bringhen. Le conseil était présidé par Bernard Stalder. A la direction générale, Jean-Daniel Papilloud, Pascal Perruchoud, Georges Luggen et Martin Kuonen. Au sein de celle-ci, le comité de crédit chargé des décisions sur les crédits importants était constitué de Pascal Perruchoud et Martin Kuonen.

Roberto Schmidt a aussi précisé que, suite à un avis de droit demandé au professeur Alain Hirsch, l’Etat du Valais n’entendait pas entreprendre une action en justice à l’encontre de Jean-Daniel Papilloud.