Les écoles valaisannes priées de ne pas installer Windows 10

L'Etat du Valais demande aux écoles de ne pas installer Windows 10, système d'exploitation accusé de violer la protection des données. Le gendarme fédéral a lancé une procédure d'éclaircissement.
08 sept. 2015, 17:02
epa04575678 Handout image released by Microsoft showing Microsoft Executive Vice President of Operating Systems Terry Myerson speaking during a Windows 10 press conference in Redmond, Washington, USA, 21 January 2015. Windows 10 will be offered as a free and perpetual upgrade within a year from Windows 7, 8.1 and Phone 8.1, a next-generation browser code-named 'Project Spartan', universal office and other apps and an Xbox app bringing gaming on Xbox Live to PCs.  EPA/MICROSOFT / HANDOUT  HANDOUT EDITORIAL USE ONLY/NO SALES

Le département valaisan de la formation recommande aux écoles du canton de ne pas installer le système d'exploitation Windows 10, sur lequel des investigations sont menées par le préposé fédéral à la protection des données. Le préposé valaisan salue la décision.

Il y a une quinzaine de jours, le Parti pirate suisse (PPS) a interpellé le préposé fédéral à la protection des données, lui demandant d'agir contre la violation de la sphère privée commise par Microsoft. Il réclamait l'examen de plusieurs points liés au système d'exploitation Windows 10.

Le programme informatique saisit et partage automatiquement des informations de ses utilisateurs avec les éditeurs de logiciels. Ceux-ci les transmettent plus loin, entre autres à des publicitaires. Le gendarme fédéral a lancé une procédure d'éclaircissement.

Recommandation temporaire

En Valais, le préposé cantonal Sébastien Fanti avait tonné sur son compte Twitter: "Si Microsoft ne revoit pas sa politique de confidentialité, Windows 10 pourrait faire l'objet d'une recommandation interdisant son achat dans le canton".

La recommandation temporaire émise par le département de la formation va dans son sens. Dans un communiqué diffusé vendredi, Sébastien Fanti salue une "mise en application exemplaire du principe de précaution" pour éviter une communication de données "irréversible et susceptible de causer un dommage irréparable aux droits de la personnalité".