Les écoles de musique montent aux barricades

L’Association des Ecoles du Musique du Valais a déposé auprès du Conseil d’Etatune pétition dotée de 6364 signatures contre le projet de nouvelle loi sur la promotion de la culture.

03 nov. 2016, 15:58
/ Màj. le 03 nov. 2016 à 16:00
La pétition dotée de 6364 signatures, remise au Conseil d'Etat par l'entremise du Chancelier Philippe Spoerri.

Ils sont venus en nombre, les professeurs de musique des écoles de musiques reconnues - Conservatoire cantonal de musique, Allgemeine Musikschule Oberwallis et Ecole de Jazz et de Musique Actuelle du Valais - pour remettre au Canon par l’entremise du Chancelier  Philippe Spoerri la pétition que l’Association des Ecoles de Musique du Valais (AEM-VS)  avait mise en circulation en mai dernier. Le signe d’une forte mobilisation qui a permis de réunir quelque 6364 signatures, mais aussi des craintes qui planent sur la formation musicale suite à la potentielle baisse de subventions annoncée par le Conseil d’Etat dans le cadre du projet d’économies ETS2.

Désaffection des écoles
Parmi ces craintes, le fait que l’augmentation des frais d’écolage pour les parents (jusqu’à 60%) rende l’accès à l’apprentissage de la musique beaucoup moins accessible, entraînant une désaffection des écoles de musique. Ou aussi, l’impossible revalorisation du travail d’enseignant en musique, avec un salaire peu adapté à leur degré de formation (Master). «Honnêtement, avec un soutien plafonné à 40% ¬ 20% pour l’Etat et 20% pour les communes ¬, il sera difficile de s’en sortir», explique Nicolas Schwery, secrétaire général de l’AEM-VS.

Rappelons que les écoles de musique reconnues du canton se sont mobilisées suite à la décision du Conseil d’Etat  de proposer une diminution de la subvention actuellement allouée au Conservatoire cantonal, à l’Allgemeine Musikschule Oberwallis et à l’Ecole de Jazz et de Musiques Actuelles duValais. De 3,5 millions, elle passerait à 1,3 millions et le projet de nouvelle loi sur la promotion de la culture propose un plafonnement du soutien à 20% pour l’Etat, 20% pour les communes et le reste à la charge des parents.Ce qui met en péril la formation musicale selon les pétitionnaires.

Retrouvez cet article dans son intégralité dans nos éditions papier et numérique de ce vendredi 4 novembre.