Le Tribunal cantonal valaisan confirme la peine de sept ans contre l’agresseur à la hache de Martigny

22 mois après avoir acquitté l’agresseur à la hache de Martigny, le Tribunal cantonal confirme cette fois la tentative de meurtre et la peine privative de liberté de sept ans prononcée en première instance à l’encontre de l’homme qui avait asséné 13 coups de hache sur la tête d’une retraitée.

06 nov. 2018, 11:00
Le Tribunal cantonal a finalement confirmé la peine de sept ans prononcée en première instance par le Tribunal de Martigny à l'encontre de l'agresseur à la hache.

Coupable et responsable! 22 mois après l’avoir acquitté «au bénéfice du doute», le Tribunal cantonal reconnaît que c’est bien ce trentenaire français d’origine qui avait asséné 13 coups de hache sur la tête d’une retraitée octodurienne en balade sur un chemin forestier de Martigny le 22 juillet 2014.

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Le juge Jérôme Emonet et ses assesseurs Thierry Schnyder et Lionel Seeberger confirment ainsi la tentative de meurtre et la peine privative de liberté de sept ans prononcée en première instance par le Tribunal de Martigny.

13 coups de hache sur la tête

La cour cantonale justifie ce nouveau verdict «par la gravité des actes incriminés émanant d’un auteur dont les experts ont reconnu, malgré le trouble de la personnalité, une pleine responsabilité». Après avoir été prié par le Tribunal fédéral de rendre une nouvelle décision «selon laquelle l’accusé est bien l’auteur de l’agression», le TC retient aujourd’hui que cet homme s’en est pris par surprise et sans motifs à une personne inconnue, âgée et incapable de se défendre, lui a porté 13 coups de hache à la tête, avant de quitter les lieux sans se préoccuper du sort de la victime.

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Condamné le 23 août 2016 en première instance pour tentative de meurtre à une peine privative de liberté de sept ans, l’accusé a ensuite toujours contesté son implication.

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Il avait fait recours et été acquitté par le Tribunal cantonal, au bénéfice du doute, le 31 janvier 2017. Le Tribunal fédéral a ensuite annulé ce jugement, le 14 mars 2018, en précisant dans ses considérants que l’accusé devait être reconnu comme l’agresseur. Ce point étant définitivement fixé, il restait donc à qualifier les faits et à arrêter la sanction. Se ralliant à l’avis des experts, le Tribunal cantonal a également ordonné un traitement ambulatoire lequel est de nature à atténuer le trouble de la personnalité dont souffre l’accusé et à prévenir le risque de récidive. 

Le condamné – qui a annoncé lors de son deuxième passage devant le Tribunal cantonal vouloir continuer à contester le verdict de la justice suisse «jusque devant les hautes instances européennes» – devra en plus verser une indemnité à la victime et prendre en charge les frais de procédure.