Le clash à la direction du 144

Les changements survenus à la tête à l'Organisation cantonale valaisanne des secours (OCVS) provoquent quelques remous. L'ancien directeur a quitté le bateau.

05 juil. 2012, 14:34
Vincent Favre, ancien directeur, a été mis à l'écart du 144.


Le Nouvelliste

L’organisme qui gère le numéro l’urgence 144 aura un nouveau directeur à la fin de l’année. Comme l’a annoncé «Le Nouvelliste» au début juin, il s’agit de Jean-Marc Bellagamba, actuellement médecin-chef chez CIMO à Monthey. D’ici là, c’est le docteur Jean-Pierre Deslarzes qui assure l’interim. Il a officiellement été nommé directeur, avec publication à la Feuille suisse du commerce en juin. L’ancien directeur Vincent Favre a, par contre, disparu de l’organigramme.

Le clash

«Depuis 2009, une direction bicéphale a été mise en place», explique Jean-Pierre Deslarzes. Vincent Favre était alors directeur et le Dr Deslarzes occupait la fonction de directeur médical. «En janvier de cette année, le conseil d’administration a annoncé à Vincent Favre que mon poste serait mis au concours, puisque je vais partir à la retraite, et que le nouveau directeur serait médecin. Vincent Favre était prévu dans la structure, mais comme responsable administratif.» En clair, Vincent Favre, qui était seul directeur depuis 2005, puis co-directeur depuis 2009, serait devenu le subordonné du directeur médical.

Tout le monde n’a pas accepté la mise à l’écart d’un homme qui a largement contribué à faire de l’OCVS la structure qu’elle est aujourd’hui. «Des ambulanciers ont essayé de faire annuler la décision et demandant de mettre sur pied une assemblée générale extraordinaire», raconte le Dr Deslarzes. Cette situation provoque un clash et la fin du contrat du directeur administratif. Ce dernier va tenter une carrière comme indépendant.

Contacté, Vincent Favre, n’étant plus dans l’organigramme de l’OCVS, ne souhaite pas faire de commentaires. Il constate simplement que «le conseil d’administration a souhaité mettre un médecin à la tête de l’organisation.»

De son côté, Jean-Pierre Deslarzes se dit résolument optimiste, étant persuadé que le futur directeur aussi à l’aise sur le plan médical qu’administratif sera mener à bon port l’OCVS.