La solidarité à l’honneur au «Nouvelliste»

Pour son premier direct solidaire, le quotidien a donné la parole à trois associations valaisannes qui comptent sur la générosité de donateurs: SOS Enfants de chez nous, Christmas Box et Emmaüs Sion.
14 déc. 2020, 17:00
Lors de notre live solidarité sur Facebook lundi, Jeanine Berclaz (au centre) et Gérard Moulin, membres du comité de SOS Enfants de chez nous, répondaient aux questions de Christine Savioz.

«Notre but était de donner un message d’espoir aux personnes qui se sentent seules. Nous avons été étonnés de l’ampleur que notre action a prise!» Gauthier Tschopp et Martin Grand, deux Valaisans à l’initiative de Christmas Box, n’en reviennent pas du mouvement solidaire qu’ils ont généré. Tous deux ont évoqué leur projet de boîtes de Noël lors du premier direct de solidarité organisé sur la page Facebook du «Nouvelliste» lundi à midi. A leurs côtés, deux autres associations d’entraide ont expliqué leur mission, soit SOS Enfants de chez nous et Emmaüs Sion.

2000 enfants aidés chaque année

Depuis près de trente ans, SOS Enfants de chez nous soutient chaque année quelque 2000 enfants domiciliés en Valais. «Cela permet à ces enfants d’avoir les mêmes chances que les autres; c’est particulièrement important à Noël», souligne Jeanine Berclaz, membre du comité. L’aide se fait financière, mais aussi par l’attribution de bons. «Nous collaborons avec les centres médico-sociaux du canton qui ont contact avec les familles ayant besoin d’aide», ajoute Gérard Moulin, autre membre du comité. 

Chaque soutien est ponctuel et reste confidentiel. «Les noms des personnes aidées ne sont pas dévoilés. Les gens sont souvent gênés de vivre des difficultés financières; ils craignent d’être stigmatisés, montrés du doigt. La confidentialité est un point auquel notre association tient», souligne Gérard Moulin. 

Rien ne serait possible sans les dons reçus, particulièrement lors de la récolte annuelle officielle. Pour 2020, cette journée aura lieu ce mercredi. «Ce jour-là, nous récoltons une somme qui peut aller jusqu’à 300 000 francs et nous permet d’aider les enfants toute l’année», explique Jeanine Berclaz.

 

Ce projet de Christmas Box, c’est comme si cela avait redonné le sens de Noël à certains.
Gauthier Tschopp, l’un des initiateurs de la Christmas Box

Autre mouvement d’entraide qui a pris la parole lors de notre live solidarité: Christmax Box. Ce projet est né de deux étudiants valaisans, Gauthier Tschopp et Martin Grand. «L’idée est partie du scoutisme. Dans le cadre d’un défi pour une progression, il fallait que je trouve un projet d’aide», explique Martin Grand. Les étudiants en ont parlé à Joëlle Carron de la Maison de la diaconie, active pour les personnes dans la précarité à Sion.

Le projet de réaliser un carton comprenant des denrées non périssables, un cadeau et une carte de vœux a fait mouche chez de nombreux donateurs. «C’est comme si cela avait redonné le sens de Noël à certains», s’exclame Gauthier Tschopp. «Nous avons eu le témoignage d’une dame qui n’avait plus goût à vivre, et qui l’a retrouvé avec ce projet. Elle est motivée à préparer plusieurs Christmas Box», ajoute Martin Grand. Une sorte de magie de Noël s’est ainsi installée. «C’est un peu ça, oui», sourient les étudiants.

 

 

Parole ensuite à Emmaüs Sion. Derrière ce nom ne se cache pas seulement la célèbre brocante de Sion, mais aussi un lieu d’accueil pour des personnes dans la précarité qui se retrouvent sans toit. «Ce sont des gens qui vivent une descente aux enfers, à la suite d’un divorce, du chômage, etc. Ici, ils sont nourris, logés, blanchis», explique le directeur Vincent Proton. 

Ces compagnons d’Emmaüs, des hommes mais aussi des femmes, peuvent rester dans la structure aussi longtemps que nécessaire. «Il n’y a pas de date limite. La seule contrainte est pour les personnes étrangères, qui sont obligées de partir après trois mois», souligne le directeur. Les bénéficiaires reçoivent 21 francs par jour et s’engagent à donner des coups de main à la brocante.

Financièrement, Emmaüs Sion s’autofinance. «Ce sont les produits de notre brocante qui permettent de financer tout le reste», conclut Vincent Proton.

 

Comment soutenir ces associations

par Christine Savioz