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La justice échec et mat face aux avocats

A cause d'une enquête interminable, le décès d'un patient en 2004 ne sera jamais élucidé. Et le nouveau Code pénal ralentit la procédure. Délai de prescription à revoir.

08 janv. 2011, 05:01

«On ne saura jamais la vérité sur la mort de mon mari, décédé dans des souffrances terribles.» Désabusée et triste, la veuve d'un Chablaisien décédé en juin 2004 à l'hôpital psychiatrique de Malévoz à Monthey ne verra jamais juger les quatre médecins sous enquête («Le Nouvelliste» du 5 janvier 2010). La procédure judiciaire ouverte à leur encontre pour homicide par négligence a tellement traîné que le délai de prescription de sept ans arrive à échéance ces prochaines semaines. Or, l'enquête est loin d'être close, puisque la défense a demandé pour la seconde fois la récusation du procureur qui ...