La Chine autorise la fusion de Glencore et Xstrata

La Chine avalise ce mardi un gros coup pour l'entreprise suisse Glencore, spécialisé dans l'achat et la vente de matières premières et Xstrata, extracteur minier. La puissance chinoise craignait que cet accord affaiblisse son approvisionnement.

16 avr. 2013, 13:26
L'annonce de la fusion, il y a un an, avait suscité plusieurs réactions de colère.

Le Ministère chinois du commerce a donné mardi son feu vert  au projet de fusion entre le géant du négoce de matières premières zougois Glencore et le groupe minier Xstrata. Il a cependant ajouté plusieurs conditions à cette décision.

La Chine, premier acheteur mondial de nombreuses matières premières, avait opposé la dernière incertitude pesant sur la mise en oeuvre du rachat du groupe zougois Xstrata, une opération évaluée à 32,5 milliards de francs.

Première condition, Glencore devra entamer d'ici à trois mois la cession de la mine de cuivre de Las Bambas, au Pérou. Autre exigence posée, Glencore devra assurer à ses clients chinois la fourniture d'un certain volume de concentrés de cuivre, de zinc et de plomb chaque année durant la période 2013-2020.

A la Bourse de Londres, l'action Xstrata gagnait 4,94% à 1014 pence et Glencore 4,05% à 334,1 pence à 12h45.