L'office de protection de l'enfant du Valais doit avoir 5,5 postes en plus

La commission de gestion du Grand Conseil a terminé son rapport sur le fonctionnement de l'office cantonal de la protection de l'enfant. Aucun dysfonctionnement grave n'a été constaté; par contre, le service manque de personnel pour éviter de laisser traîner les dossiers.

08 juin 2016, 13:48
Pour assurer la protection de l'enfant, l'OPE doit être doté de davantage de personnel, selon les conclusions de la commission de gestion du Grand Conseil.

L’office cantonal pour la protection de l’enfant (OPE) manque de personnel. C'est la constatation sans appel de la commission de gestion du Grand Conseil (Cogest) qui vient de terminer son enquête sur cet office.  «Il lui faut absolument 5,5 postes à plein temps de plus pour pouvoir fonctionner correctement», affirme Marianne Maret, la vice-présidente de la commission. Le rapport sera présenté aux parlementaires la semaine prochaine. «Sans ces postes supplémentaires, l’OPE continuera à traiter les dossiers urgents et à ne pas s’occuper des autres qui risquent alors de devenir chroniques. Nous serons intraitables quant à l’acceptation de ces postes supplémentaires», ajoute Marianne Maret. Aujourd’hui, l’office de protection de l’enfant compte 21 postes à plein temps.

Enquête demandée suite à un postulat de 2013

Le rapport de la Cogest a été effectué suite à un postulat déposé en 2013 déjà par les députés PDC Emmanuel Chassot et Sébastien Roh demandant un audit du service cantonal de la jeunesse. «En tant que membre du comité du mouvement de la condition paternelle, j’avais reçu des plaintes des parents sur la lenteur d’action de l’office de la protection de l’enfant. Il y avait des problèmes de violences dans une famille et l’OPE tardait à intervenir alors que les autorités communales en avaient également signalé l’urgence», explique Emmanuel Chassot. 

Aucun dysfonctionnement grave

Trois ans après ce postulat, le rapport de la Cogest conclut qu’il n’y a aucun dysfonctionnement grave au sein de l’office cantonal de l’enfant.