L'école de demain se dessine

Après trois heures et demie de débat, le Parlement a adopté le projet du Conseil d'Etat. Ou peu s'en faut.

14 juin 2013, 06:51
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Après plus de trois heures et demie de débat en première lecture, la future loi sur l'enseignement primaire se dessine. Hier, le Grand Conseil a surtout dit ce qu'il ne voulait pas pour l'école valaisanne.

Contre l'avis de la gauche, le Grand Conseil n'a pas accepté de créer des équipes pédagogiques. Il a préféré introduire dans la loi la notion d'une simple collaboration entre les enseignants. Le conseiller d'Etat Oskar Freysinger explique que les députés ont rejeté le côté institutionnel qu'aurait introduit l'équipe pédagogique et qu'ils préfèrent donner du poids au titulaire de classe.

Ce titulaire devra, en principe, enseigner 60% au minimum dans sa classe. Cette proposition, émanant du groupe PDC du Centre, a été acceptée.

Les chrétiens-sociaux du Haut voulaient que les titulaires de classe obtiennent une décharge d'une heure par semaine, en compensation du surplus d'activité exigé par cette charge. Cette idée a été refusée par 88 voix contre 20 non et 2 abstentions.

Le Parlement a également refusé d'introduire des cours obligatoires en matière de prévention des violences et des abus, par 65 voix contre 42 et 4 abstentions. Le président de la commission, Joachim Rausis a précisé que la loi prévoit des cours de prévention, mais sans en dresser la liste.

L'UDC a proposé que le libre choix de l'établissement scolaire soit garanti. Joachim Rausis et Oskar Freysinger ont combattu ensemble cette idée, en déclarant qu'elle risquerait de prétériter les écoles des vallées latérales. L'amendement a été refusé par 80 voix contre 17.

Le Grand Conseil ne souhaite pas introduire un soutien financier aux parents plaçant leur enfant dans une école privée. L'idée, défendue par l'UDC, a été refusée par 85 voix contre 21.

Chaque commune pourra choisir si elle introduit ou non l'horaire continu.

Les notes ne seront introduites qu'à partir de la troisième primaire actuelle (qui sera appelée 5e à l'avenir). Le Parlement a refusé, par 76 voix contre 21 et 5 abstentions, d'avoir des notes dès la première primaire.

En première année d'école enfantine, les enfants iront à l'école à mi-temps jusqu'à Noël. Pour la suite de l'année, la commune pourra choisir entre la poursuite du mi-temps ou de l'introduction du plein temps.

Les communes ne seront pas obligées d'organiser des études surveillées, contrairement à ce que souhaitait l'AdG.

Le Grand Conseil a adopté la loi en première lecture par 65 voix contre 26 et 1 abstention. Une loi qui " n'est pas une révolution" , selon Oskar Freysinger. De nombreux points seront remis sur le métier lors de la deuxième lecture de la loi qui sera effectuée durant une session ultérieure.