Je rêverais de travailler à temps partiel, est-ce une bonne idée? Les conseils de Malik Hammoutène

30 mai 2018, 11:00
Malik Hammoutène, fondateur de Jobeo.

Il n’y a encore pas si longtemps, le travail à temps partiel était une démarche surtout féminine ou alors subie, mais aujourd’hui les hommes s’y intéressent aussi. Même si cela reste encore une envie pour la plupart, de plus en plus de travailleurs osent franchir le pas.

Ces dix dernières années, le nombre de travailleurs à temps partiel a augmenté trois fois plus vite que le nombre à temps plein, ce qui place la Suisse au deuxième rang des pays européens où l’on retrouve le plus d’employés travaillant à temps partiel. Chacune et chacun ont leurs raisons mais une tendance émerge: trouver un meilleur équilibre entre vie privée et vie professionnelle. Par contre, si vous désirez gravir les échelons, travailler à temps partiel n’est pas forcément le bon choix.

En effet, malgré le fait que des études suisses démontrent que le temps partiel peut être rentable avec un rendement de 8% pour l’employeur, l’idée d’une  sous-productivité et du paresseux qui ne veut pas travailler est encore tenace auprès des employeurs. Pourtant, cette liberté gagnée par les employés représente de réels avantages pour une entreprise. Elle est convertie en productivité grâce à une meilleure créativité et une meilleure écoute lors d’échanges. Ainsi, l’ambiance générale est améliorée, ce qui augmente l’envie de travailler et l’efficacité des employés.

Par contre, cela demande d’être organisé. C’est, en effet, nécessaire pour ne pas perdre le fil dans vos projets. Si vous ne l’êtes pas forcément, vous le deviendrez. A noter que ce sont plutôt des grandes structures que des PME qui ouvrent la porte au temps partiel. Et cette tendance se retrouve également plutôt dans le secteur tertiaire, des banques, assurances et du domaine commercial, que dans les domaines de la construction et de l’industrie.

Travailler à temps partiel est donc une option intéressante pour passer plus de temps avec sa famille et pour vivre ses passions. Du côté de l’employeur, c’est un argument de plus pour garder les bons éléments.  
 

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