Initiatives agricoles: un comité interpartis valaisan dit deux fois non

En Valais, PDC, PLR, chrétiens-sociaux du Haut et UDC du Haut disent non aux deux initiatives agricoles en affirmant qu’elles feraient augmenter les prix et réduiraient le choix des consommateurs suisses.

10 sept. 2018, 11:54
David Crettenand (PLR), Géraldine Marchand-Balet (PDC) et Alex Schwestermann (CSPO) disent leurs craintes face aux deux initiatives agricoles.

Un comité valaisan interpartis s’est constitué pour combattre les deux initiatives agricoles soumises au peuple suisse le 23 septembre. Il comprend le PDC, le PLR, les chrétiens-sociaux du Haut et l’UDC du Haut. Ils ont présenté leurs arguments à la presse lundi matin.

 

La conseillère nationale Géraldine Marchand-Balet (PDC) a distingué les deux initiatives. Celle qui a été lancée par les Verts (pour des aliments équitables) est «inapplicable». «Comment va-t-on mettre en application une loi qui demande les mêmes conditions sociales et de production à l’étranger qu’en Suisse, lorsque l’on sait que 50% de notre nourriture doit être importée?» Selon elle, avec ce texte «les accords internationaux seraient menacés».

 

La difficulté des contrôles à l’étranger

 

Le député David Crettenand (PLR) estime que ce contrôle à l’étranger est non seulement inapplicable, mais il ne serait pas acceptable par les Etats étrangers: «On n’accepterait pas que les Français nous imposent des taxes douanières parce que nous n’avons pas les 35 heures en Suisse.»

 

Selon le député Alex Schwestermann, président des chrétiens-sociaux du Haut, la Suisse ne doit pas oublier qu’elle est un petit pays et que si les producteurs étrangers ont des normes qui ne correspondent pas à celles que souhaite la Suisse, ils livreront les autres consommateurs et laisseront tomber le marché helvétique. Les opposants estiment que cette situation va réduire le choix pour les consommateurs suisses.

 

Géraldine Marchand-Balet est moins sévère avec l’initiative pour la souveraineté alimentaire, lancée par Uniterre. «Pour moi, c’est plus un non sur la forme que sur le fond. Si ce texte passe, rien ne va changer», dit-elle. Si elle dit non aujourd’hui, c’est que le peuple suisse a accepté il y a une année une autre initiative demandant la souveraineté alimentaire. «Nous avons déjà tout dans la Constitution.»