R2: la révolte gronde dans la station haut-valaisanne de Bürchen

Dans un communiqué publié jeudi, les propriétaires de résidences secondaires de Bürchen, dans le Haut-Valais, font part de leur mécontentement. En cause, l'introduction d'une nouvelle taxe communale.
24 oct. 2013, 12:16
Les propriétaires de résidences secondaires se mobilisent contre l'introduction d'une taxe communale.

Les propriétaires de résidences secondaires de la petite station de ski haut-valaisanne de Bürchen sont mécontents. Ils se sont regroupés afin de lutter contre la taxe incitative que la commune entend introduire pour lutter contre les lits froids et entretenir ses infrastructures.

Dans un communiqué diffusé jeudi, ils s'insurgent contre un projet de règlement que la commune a sorti "au milieu des vacances d'été" et qui a suscité plus de 300 oppositions. Ce texte prévoyait que les résidences secondaires doivent être occupées au minimum 91 jours par an. Seuls 28 jours d'usage propre des propriétaires peuvent être déduits, même s'ils en font une plus large utilisation.

Dans le cas contraire, une taxe pouvant aller jusqu'à 5000 francs serait prélevée, en fonction de la valeur du logement. Désormais regroupés en Alliance des propriétaires de résidences secondaires de Bürchen (AZEB), les intéressés protestent contre ce qu'ils considèrent comme une "expropriation partielle".

L'AZEB dit reconnaître les besoins de la commune et entend chercher le dialogue. Un sondage informel auprès de ses membres montre qu'ils seraient ouverts à une taxe forfaitaire d'au maximum 1000 francs, dans un but bien précis, limitée dans le temps et sans location forcée.

Comme d'autres communes, Bürchen, qui compte 700 habitants en temps normal mais six fois plus en hiver, est confrontée au problème des lits froids, avec ses conséquences sur les infrastructures et les investissements. D'autres stations valaisannes, Val-d'Illiez et Zermatt notamment, ont aussi décidé d'introduire des taxes incitatives.