"La PdG? C'est la cerise sur le gâteau en fin de saison"

29 mars 2012, 00:01
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Il a toujours les yeux rivés vers le ciel, jamais sur les skis. Pas vraiment rêveur mais émerveillé à chaque instant dans des régions qu'il connaît par coeur. Grand-père depuis tout juste une année, ce garde-frontière entretient le besoin de se dépasser, de réaliser des exploits d'endurance, juste par plaisir. "Je marche, sans vraiment me poser de questions. A l'arrivée, je regarde ce que j'ai fait, je suis heureux, et je pense à la suivante."

S'il ne fallait choisir qu'un exploit complètement fou, on retiendrait certainement cette traversée accomplie en 2003, de Bourg-Saint-Pierre à Zermatt, d'une traite, 20 h 20 d'effort. "20 h 20 c'est en passant par la Pointe Dufour, j'avais oublié", lâche-t-il entre deux verres. "Et puis l'essentiel, c'était juste d'être en montagne."

Son meilleur souvenir de la PdG: " L'année où je l'ai faite avec mon père, Euphémien, qui m'a transmis cette passion depuis tout petit (voir page 3). Et puis c'est une manière de finir la saison en beauté, de poser une cerise sur le gâteau. Et surtout, cette course donne envie de retourner en montagne, depuis le début."

Son pire souvenir de la PdG: "C'était aussi cette année glaciale en 1986, parce que la course a été arrêtée et que nous avions dû abandonner. Ne pas pouvoir vivre cette course était dur, mais raisonnable."

euseigne,

garde-frontière depuis 34 ans