Damian Lynn fait feu de peu de bois à Zermatt

La jeune étoile montante de la pop helvétique vient de sortir son deuxième album "Truth Be Told" et a impressionné le public du Zermatt Unplugged par son aisance scénique.

04 avr. 2017, 18:18
Damian Lynn sur la scène du Cervo.

Une simple guitare acoustique, une batterie, quelques très légersl renforts électroniques, un pad, un looper. Mais quand on arrive sur la terrasse du Cervo, l’une des scènes New Talent qui font beaucoup du charme du Zermatt Unplugged, l’impression auditive est celle que produirait un groupe complet. Damian Lynn, jeune phénomène de la pop suisse alémanique que l’on a un peu vite catalogué «beau gosse à guitare» est bluffant d’aisance sur cette scène toute simple, devant un public incroyablement compact. Il faut dire que même s’il se présente à Zermatt plutôt comme une révélation, le lucernois est aujourd’hui considéré comme une tête d’affiche en Suisse alémanique et aussi en Allemagne où il partira prochainement pour sa première tournée en «headliner». Et son deuxième album «Truth Be Told» tout juste sorti tourne déjà beaucoup sur les ondes.

 

 

«J’étais déjà venu jouer une fois à Zermatt, mais pas dans le cadre du festival. Cette année, j’y fais trois concerts en trois jours, sur trois scènes différentes. C’est génial», s’enthousiasme-t-il. Sa formule, très flexible, Damian Lynn l’a baladée sur un nombre impressionannt de scènes. D’abord tout seul, et aujourd’hui avec un (excellent) batteur. "On est dans l'optique de jouer le plus possible. Mais on fait attention à ne pas épuiser non plus les régions où on joue." Raison pour laquelle, Damian Lynn cherche à s'établir dans de nouveaux territoires, dont la Suisse romande. "C'est difficile. J'essaie. Et en fait, j'aime bien ce truc où on recommence à zéro ailleurs. On refait de petites scènes, on doit convaincre. C'est pas si mal de toujours être un "newcomer" quelque part."

Son nouvel album a pour sa part une esthétique sonore qui devrait faire émerger le guitariste et chanteur de la masse de la production suisse-alémanique, qui souffre souvent d'un excès de calibrage. Même si on reste dans un territoire pop balisé, Damian Lynn ajoute à sa guitare acoustique une touche contemporaine avec des batteries électroniques, des boucles. "On a vraiment voulu mettre peu d'éléments sur ce disque, mais qu'ils soient décisifs." Faire beaucoup avec peu, en somme, comme ce mardi après-midi sur scène.