Léonie, ce bébé de Noël venu au monde dans un hôtel valaisan

Une maman d’Oberwald a dû accoucher dans un hôtel de la vallée de Conches dimanche soir. La petite Léonie, son bébé, était très pressée de découvrir le monde. Récit d’une soirée digne d’un conte de Noël.

24 déc. 2019, 17:00
Parents pour la deuxième fois, Ludmilla et Floris Notten ont vécu une aventure folle ce dimanche.

Décembre, la neige sur les sapins, la vallée féérique, la vie qui pointe sans crier gare, la solidarité touchante. Tous les ingrédients du téléfilm de Noël sont là. Et pourtant, l’histoire que nous allons vous conter, et que nos confrères du Blick ont révélée lundi, n’a rien d’un conte. Tout s’est passé près de chez vous, ce dimanche. Et montre la magie de la vraie vie.

45 minutes, c’est beaucoup trop

Il est environ 18h30, ce 22 décembre. Floris Notten s’affaire dans le restaurant de son hôtel de la vallée de Conches, à Oberwald. Coup de téléphone. C’est Ludmila, sa bien-aimée. Enceinte, elle a de sacrées contractions. Il faut partir à l’hôpital, séance tenante. La voiture démarre, roule une poignée de minutes puis s’arrête quelques villages plus bas, à Münster.

Le bébé n’a pas vraiment l’air de vouloir patienter. Les 45 minutes qui le séparent de l’hôpital de Viège sont de trop, l’heure est venue de pointer le bout de son nez. Floris appelle le 144. Un ambulancier arrive et annonce que la naissance devra se faire là. Ici. Maintenant. 25 mètres à peine plus loin, les lumières de l’hôtel Landhaus brillent.
 

La petite Léonie profite de sa famille au complet, après sa venue au monde peu commune. Photo: DR


«Tout allait si vite»

«Un sauveteur a débarqué à la réception et nous a demandé si nous avions une chambre de libre tout de suite. Il était normal de venir en aide à ce couple», raconte Janine Weger du Landhaus. Sans hésitation, le personnel attrape la clé de la chambre 101 et amène du matériel dans la chambre. Ludmila, elle, perd les eaux alors qu’elle monte les escaliers devant l’hôtel.

«Tout allait si vite, le gens étaient si gentils. Même si ce n’était pas un accouchement habituel, je n’avais pas peur. J’étais un peu nerveux, mais je savais que ma femme était forte et l’aide généreuse. Rien ne pouvait mal aller», explique Floris.

Ma femme aura encore besoin d’un peu de temps pour réaliser que tout cela a été réel.
Floris Notten, papa de Léonie, née à l’hôtel Landhaus

Les clés de la chambre 101

Les contractions sont puissantes. Ludmila crie. Le son de la vie qui éclot alerte les oreilles d’une cliente de l’hôtel, alors attablée pour souper. Il se trouve qu’elle est médecin. Ni une ni deux, elle accourt dans la chambre 101. Cinq minutes plus tard, la tête du bébé découvre le monde. Léonie est née. Il est tout juste passé 19h30. C’est le feu d’artifice des émotions. Ludmila et Léonie se reposent dans l’ambulance qui les amène tout de suite à l’hôpital de Viège – le temps hivernal ne permettant pas à un hélicoptère de voler.
 

A l’hôpital de Viège, une grande soeur heureuse. Photo: DR

Les mains qui se tiennent

«Le bébé est parfait. Tout le monde va bien. Ma femme aura encore besoin d’un peu de temps pour réaliser que tout cela a été réel». Deux jours après la folle aventure, Floris, alors papa d’une deuxième petite fille, ne cache pas sa joie au bout du fil. Très touché par l’accueil qu’il a reçu au Lanhdaus, il ajoute: «C’était fantastique. J’étais si heureux de voir une telle aide de ces gens. C’est une vraie histoire de Noël».

Chez les catholiques, l’événement vécu dimanche par la famille Notten convoquera sans doute la Nativité. Reste que, que l’on soit croyant ou non, la naissance de Léonie illustre la force des mains qui se tiennent fort. Et qui, ensemble, font face à tout.