Infiltrations d'eau dans le Lötschberg: trafic ferroviaire perturbé durant quelques heures jeudi

Un des tubes du tunnel de base du Lötschberg a dû être fermé jeudi en raison de nouvelles infiltrations d’eau. En milieu d’après-midi, la situation est revenue à la normale.

30 avr. 2020, 15:35
/ Màj. le 30 avr. 2020 à 16:12
En raison d'infiltrations d'eau, le BLS avait dû fermer un puis les deux tubes du tunnel en février 2020.

Le tube est du tunnel de base du Lötschberg a été fermé jeudi en raison de nouvelles infiltrations d’eau et de boue. Sur place, des experts se sont activés à nettoyer l’infrastructure qui avait entièrement pu rouvrir il y a une semaine après des travaux similaires.

Les infiltrations se sont produites sur le même tronçon à deux voies que les fois précédentes, soit entre Ferden et St-Germain, à quelque 2,5 km du portail sud de Rarogne, explique jeudi à Keystone-ATS une porte-parole de la compagnie ferroviaire BLS. Le tube est a dû être fermé quelques heures durant lesquelles le trafic ferroviaire a été perturbé. Il a été rouvert peu après 15 heures.

A la mi-mars, des infiltrations d’eau et de boue avaient provoqué la fermeture du tube est pendant plusieurs semaines jusqu’au 22 avril. Pour la même raison, le BLS avait dû fermer un puis les deux tubes au début du mois de février.

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La compagnie ferroviaire compte élaborer d’ici à l’automne 2020 des mesures de construction à long terme pour contrôler d’éventuelles nouvelles infiltrations d’eau boueuse. Elle examine différentes procédures qui, toutes, devraient permettre en cas de nouvel événement de créer des bassins de rétention pour collecter les matières solides et les évacuer sans perturber le trafic ferroviaire. Ses plans seront soumis à l’Office fédéral des transports (OFT) pour approbation.

Caméras de surveillance

A moyen terme, afin de sécuriser cette partie du tunnel, le BLS y a installé des bassins de sédimentation en acier et surveille la zone à l’aide de caméras, explique-t-elle. Des inspections régulières sont également prévues. Le tout afin de pouvoir réagir rapidement en cas de problème.

La zone du tunnel concernée se situe dans une couche de calcaire perméable à l’eau aux structures karstiques. Il n’est pas possible de prévoir les changements du bilan hydrique à l’intérieur de la montagne, selon le BLS.