Grimisuat: GPS à l'EMS

Première en Valais, l'EMS des Crêtes à Grimisuat a doté tous ses pensionnaires d'une montre qui permet de les géolocaliser en permanence. Une avancée importante en matière de sécurité.
03 avr. 2014, 07:00
Chaque patient est doté d'une montre tandis que le personnel possède un pager. En cas de chute, le patient peut activer l'alarme et le personnel sait immédiatement localiser la victime.

Tous connectés! Depuis peu, soixante-cinq citoyens de Grimisuat ont rejoint le monde numérique. Des écoliers? Un club de geeks? L’administration communale? Pas du tout. Aussi étonnant que cela puisse paraître, c’est le 3e âge qui embrasse désormais le web 2.0. Depuis le début de l’année, les pensionnaires de l’EMS des Crêtes sont tous équipés d’une montre révolutionnaire. Dotée d’un GPS, la breloque technologique permet de savoir à tout moment où se trouvent les pensionnaires. Une innovation en matière de sécurité.

Les patients ne retrouvent plus l’EMS

L’aventure débute lorsque la direction du home décide de moderniser son système d’alarme. «Avant, nous avions une petite sonnerie accrochée au lit comme dans les hôpitaux. En cas de problème, le patient pouvait ainsi prévenir le personnel. Sauf que si le patient chutait en dehors de son lit, le système ne servait plus à rien. Nous avons donc décidé d’opter pour un concept de montre personnelle afin que le pensionnaire puisse en tout temps prévenir une infirmière», relève Nicolas Kaufmann, le directeur de l’EMS. Un directeur qui avait constaté un autre problème: «Nous avons de plus en plus de patients qui souffrent d’Alzheimer ou de démences. Lorsqu’ils sortent en promenade, ils ne parviennent plus à regagner l’établissement. Un de nos pensionnaires a notamment chuté sur la route. Nous voulions trouver également une solution à ce problème sans devoir clôturer notre établissement ou engager des gardiens supplémentaires.»

Découvrez l'intégralité de cet article notamment les réactions des patients, des familles et les autres innovations possibles avec sa montre dans notre édition du 3 avril.