Gel: de nombreuses mesures de soutien ont été acceptées par les députés valaisans

11 mai 2017, 17:57
/ Màj. le 11 mai 2017 à 18:03
Les vignes ont beaucoup souffert du gel ce printemps.

Le Grand Conseil a accepté jeudi après-midi, une série de propositions urgentes demandant d'accorder un soutien aux agriculteurs touchés par un gel printanier particulièrement grave.

La plupart des mesures proposées par les députés vont dans le même sens que celles qui ont déjà été présentées par le Conseil d'Etat. Elles ont été acceptées pour la plupart sous la forme de postulats.

Les mesures prévues

Dès son entrée en fonction, le ministre de l'agriculture Christophe Darbellay a pris contact avec les représentants de l’agriculture et a discuté avec eux des mesures à envisager, dont l’octroi de prêts sans intérêt ou de crédits d’investissement pour renouveler le vignoble.

Une mesure exceptionnelle permettant de couper les vins valaisans avec des vins AOC suisse jusqu’à 10% est à l’étude, alors qu’actuellement il n’est possible de couper qu’avec des vins valaisans.

Selon Christophe Darbellay, il faudrait encore débloquer 50 millions sur quatre ans, avec l’aide de la Confédération, pour développer des moyens de lutte contre le gel. L’Etat du Valais devrait mettre 13 millions de sa poche.

Des soutiens fiscaux exceptionnels

De son côté, le député et arboriculteur Xavier Moret (PLR) «ne peut me contenter de ces solutions, limitées dans le temps», parce que les agriculteurs sont régulièrement touchés par les éléments naturels, grêle, insectes ou gel. Raison pour laquelle, il a déposé un texte permettant aux agriculteurs de créer des provisions défiscalisées. Cette proposition a aussi été acceptée tacitement sous la forme d’un postulat par le Grand Conseil.

Le ministre des finances Roberto Schmidt a déclaré qu’une telle solution n’est pas en conformité avec la loi fiscale fédérale. Mais, il a indiqué qu’une provision exceptionnelle allant jusqu’à 25% des bénéfices peut être constitué sur l’exercice 2016, pour couvrir les pertes subies en 2017. Des abattements fiscaux exceptionnels seront aussi admis cette année «à titre exceptionnel» et ne seront pas repris à l’avenir, même en cas de gel important.

Pas de fonds en faveur de l’agriculture

L’UDC souhaite aller plus loin encore. Bruno Perroud a milité en faveur d’un fond de soutien en faveur de l’agriculture, pour aider ce secteur sur le long terme, comme cela a été fait pour d’autres secteurs économiques.

Le Conseil d’Etat refuse «cette motion arrosoir, que les professionnels ne souhaitent pas non plus», a indiqué Christophe Darbellay. «Nous voulons des mesures ciblées pour ceux qui en ont besoin.» Cette proposition de l’UDC a été refusée par 82 voix contre 38.

L’UDC a aussi demandé, par la voix de Mathias Delaloye, de bloquer les montants provenant de la BNS. L’idée de l’UDC, estimée inutile par le Conseil d’Etat, a été refusée par 95 voix contre 22.