Fermeture des offices postaux en Valais: la réactions des politiques et des syndicats

La Poste a annoncé aujourd'hui ses plans pour les trois années à venir. Une restructuration qui suscite des réactions des responsables politiques comme des syndicats.

20 juin 2017, 19:05
Le nombre de bureaux de poste diminuent chaque année. Ce qui suscite de nombreuses réactions.

La Poste a annoncée mardi la carte des points d’accès pour le Valais pour les 3 prochaines années : 43 offices traditionnels sont assurés jusqu’en 2020, 69 agences intégrées dans des commerces. 22 offices (16 dans le Valais romand) sont encore en discussion. Ils pourraient être transformés en agence, en service à domicile ou simplement fermés. Un plan qui suscite des réactions.

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  • Christophe Darbellay, conseiller d’Etat : 
    «C’est un démantèlement du service public, une vision très technocratique. Il a fallu tout le poids du Conseil d’Etat pour sauver les meubles, soit 18 offices principalement dans les vallées. Même si la transformation d’un office en agence peut être parfois une bonne solution, cela n’est pas équivalent à un office. Je ne suis pas un dogmatique, ni un syndicaliste, La Poste a le droit de se réorganiser, mais pas comme ça. En ce qui concerne les emplois, nous avons demandé des explications à la Poste, mais nous n’avons aucune réponse.»
     
  • René Fürst, responsable Postlogistic au syndicat Transfair :
    «C’est une catastrophe. Il n’y a aucun égard de la Poste vis-à-vis des demandes des politiques. Elle fait ce qu’elle veut. La transformation d’un office en agence n’est pas une alternative, car il n’y a plus de personnel de La Poste, plus de formation. La fermeture d’un office met en danger ceux qui sont proches.»
     
  • David Roth, porte-parole de Syndicom :
    «On ne comprend pas la stratégie que développe La Poste. C’est simplement une réduction des services, alors qu’elle devrait optimiser la logistique. Le pire, c’est que la Poste n’accepte pas, ne mets pas en pratique la volonté des politiques. Elle continue son plan sans aucun respect.» 
     
  • Matthias Reynard, conseiller national :
    «Je suis choqué. Le Valais est déjà le canton le plus touché par les fermetures. Le National et les Etats ont voté une motion, mais la Poste se dépêche dabs sa réorganisation avant son application. On ferme des offices dans des zones en plein développement. Le meilleur exemple est Chalais. Il faudra venir me prouver que cet office est déficitaire. La Poste oublie qu’elle appartient à la population et qu’elle n’a pas besoin de faire des bénéfices énormes.»