EPFL à Sion : deuxième phase en route

Un deuxième accord de principe a été signé mardi entre l'EPFL, le canton du Valais et la ville de Sion pour poursuivre l'implantation de l'EPFL sur terre valaisanne. Les effectifs passeront ainsi des 176 employés actuels à 350. Et les projets pleuvent.

06 déc. 2016, 11:34
Signature de l'accord de principe mardi matin.

Après le début de sa première phase il y a quatre ans, l’implantation de l’EPFL en Valais entre dans sa deuxième phase. Les dirigeants de l’Ecole polytechnique fédérale, le Conseil d’Etat et la ville de Sion ont signé mardi un accord de principe. Dans cet accord, la création d'un nouveau centre de recherche de pointe dans la science et la technologie des environnements alpins et extrêmes. L’EPFL accueillera six chaires de plus que prévu initialement sur le territoire valaisan. Les partenaires renforcent aussi les pôles réhabilitation et santé ainsi que chimie verte et énergie du futur. Les effectifs passeront de 176 employés actuels à plus de 350. Un partenariat a également été signé entre l’EPFL et la HES-SO valaisanne pour l’exploitation d’un laboratoire de grande hydraulique situé à Lausanne. Présent mardi, le président de l’EPFL, Patrick Aebischer, a rappelé que «près de 40 millions ont ainsi été ramenés en Valais par le biais des recherches effectuées sur territoire valaisan. La greffe a bien pris.»

Une mission en Antartique

Et cela ne fait que commencer. Les projets entre 2016 et 2018 promettent de grands et nouveaux défis. Ainsi, par exemple grâce au Swiss Polar Institute fondé fin 2015, un bateau partira le 20 décembre d’Afrique du sud, avec des dizaines de scientifiques à son bord, pour effectuer une mission internationale en Antartique dans les domaines de la glaciologie, climatologie, la biologie et l’océanographie.

356 millions de crédit-cadre

Financièrement, le projet de l’implantation de l’EPFL ainsi que de la création de bâtiments pour les élèves des HES-SO Valais sous la gare coûteront en tout 356 millions dont 250 millions à charge du canton. Sur cette somme, 118,5 millions sont destinés à l’EPFL, 180 millions pour les HES-SO-écoles d’ingénierie et 50 millions pour la Haute école de santé. « Le budget est pour l’instant parfaitement respecté », se réjouit Maurice Tornay, le chef des finances cantonales.

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