Ecole valaisanne: encourager les "bons réflexes" face aux menaces extrêmes

Oskar Freysinger veut mettre en place un dispositif de sécurité des écoles afin de faire face à une situation de grand danger, telle une attaque par un forcené.

05 sept. 2014, 18:07
Département et police ne veulent pas faire l'autruche face à ces tueries, comme celles qui ont eu lieu à Columbine aux Etats-Unis (ci-dessus) ou en Norvège.

Chef à la fois de l'école et de la sécurité en Valais, le conseiller d'Etat Oskar Freysinger veut inculquer les "bons réflexes" en milieu scolaire face à une situation de grand danger, telle une attaque par un forcené. Le service de l'enseignement et la police cantonale collaborent.

"Nous voulons mettre en place un dispositif de sécurité des écoles", a indiqué Oskar Freysinger vendredi lors d'une conférence de presse sur les objectifs 2014-2017 du service valaisan de l'enseignement. A côté des bons réflexes à avoir en cas d'incendie ou de séismes, le département veut mettre l'accent sur ceux à adopter en cas d'attaques de forcenés.

"Nous sensibiliserons uniquement le corps enseignant", a indiqué Jean-Marie Cleusix, chef du service valaisan de l'enseignement. Un projet pilote, mené en collaboration avec la police cantonale, sera mis sur pied dans deux centres de formation professionnelle et un lycée-collège.

Collaboration policière

Département et police ne veulent pas faire l'autruche face à ces tueries, comme celles qui ont eu lieu à Columbine (USA) ou en Norvège. "Tous nos agents ont été formés à ce type de menace. Nous espérons ne jamais y être confrontés mais nous ne pouvons l'ignorer", relève Jean-Marie Bornet.

Le porte-parole de la police cantonale valaisanne rappelle qu'un important travail en amont est effectué pour débusquer d'éventuels risques. Le but étant bien évidemment d'éviter d'en arriver à des situations extrêmes.

Les polices romandes collaborent et mettent sur pied des stratégies pour lutter contre ces attaques de forcenés, appelées aussi attaques "amok". Il s'agit notamment de réduire au maximum le temps d'attente avant l'intervention contre le tireur.