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Donner son corps

14 oct. 2009, 05:59

FRANÇOIS-XAVIER PUTALLAZ professeur

Dans la série télévisée «NCIS», le médecin légiste, le Dr Mallard, effectue des autopsies sur des cadavres auxquels il s'adresse comme s'ils étaient vivants.

Voilà l'ambivalence: d'un côté, ils semblent des personnes auxquelles on parle; de l'autre, ils font l'objet d'actes chirurgicaux peu ragoûtants à la TV; par exemple, dans le générique du film, le bon docteur utilise un fémur humain qu'il met en joue comme un fusil. Cette série, ou celle des «Experts», révèle un rapport ambigu que nos contemporains entretiennent avec le corps.

L'utilitarisme étroit se contentera d'en juger en fonction du seul but poursuivi: l'usage du corps après la mort serait justifié, pourvu que l'on ait donné son consentement, et que le but soit noble: chacun est libre de remplir sa carte de donneur d'organes ou de donner son corps à la science.

Si cette conclusion est exacte, les raisons invoquées ne le sont...

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