Deux professeurs des écoles français ont intégré Twitter à leurs cours

Et si pour leur apprendre à lire, je leur apprenais déjà à écrire. Et en 140 caractères. C'est l'idée un peu folle qu'a eue Jean-Roch Masson, un professeur des écoles français, il y a huit ans en intégrant Twitter à ses cours. Vendredi soir, il était, avec son collègue Alexandre Acou, à Ardon, commune pionnière en matière d'environnement numérique à l'école, pour vanter les bienfaits de l'apprentissage par le gazouilli.

26 sept. 2015, 09:13
Twitter à l'école: c'est le moment d'oser

Ils ont envie d'apprendre à écrire, parce qu'ils ont envie d'être lus. Et ils le sont effectivement. Les élèves de Jean-Roch Masson, un professeur des écoles de Dunkerque ont tout juste six ans et pourtant ils partagent déjà dans le monde entier les petites et grandes aventures de leur classe. Tout cela, grâce à Twitter, le réseau à 140 signes que cet enseignant a intégré, voilà huit ans, à ses cours. Une expérience qu'il est venu partager à Ardon vendredi soir. Ardon, une des deux communes valaisannes à avoir osé complètement intégrer tablettes et partages numériques dans les classes de primaire.

Sécurtié et politesse

Si le mot réseau peut faire peur aux parents des tous petits, Jean-Roch Masson et son collègue Alexandre Acou, qui a lui intégré plusieurs autres variantes internet dans son enseignement et qui vient d'écrire un livre pour aider les enseignants à faire le pas de l'éducation 2.0, ont mis l'accent sur la charte de politesse, de confidentialité et de sécurité qu'ils ont mis en place pour entourer ces nouvelles activités en classe. "Aucun enfant n'a accès aux mots des passe des divers comptes. C'est nous qui gérons tout. Et d'ailleurs, les enfants n'écrivent pas directement leurs messages sur l'écran mais sur leur cahier". Et sans faute d'orthographe s'il vous plaît. Devant un parterre d'élèves de la HEP valaisanne, les deux professeurs ont déploré le manque de moyens et de formation donné aux apprenants enseignants.

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