Comment ça va… Bastian Baker?

Chaque semaine, une personnalité romande se confie sur sa manière de vivre le confinement. Aujourd’hui, le chanteur Bastian Baker.

17 avr. 2020, 20:00
Bastian Baker s'est prêté au jeu du selfie depuis le Costa Rica.

Juste avant que le confinement ne soit prononcé, Bastian Baker avait décidé de prendre des vacances et de filer au Costa Rica. Le chanteur a préféré y rester plutôt que de revenir dans le canton de Vaud. Il raconte son quotidien.

Bastian Baker, comment ça va?

Bien! Je suis au Costa Rica depuis un peu plus d’un mois, en bonne santé. C’est une phase différente du reste de ma vie. C’est la première fois que je suis confronté à une incertitude totale et à une telle maladie.

Comment vivez-vous le confinement? 

Ici, il est pris très au sérieux. Le Costa Rica, c’est un peu la Suisse d’Amérique centrale. Les gens sont fiers et veulent suivre les règles pour que le pays aille bien. Les plages, les restos, les boîtes de nuit: tout est fermé. Mais j’ai de la chance: il fait beau, chaud et j’ai facilement accès à l’extérieur sans être dans l’illégalité ou sans mettre la vie de quiconque en péril. 

Quelle est votre routine?

Je me lève avec le soleil, vers 5h-5h30. Ensuite, je fais du sport pendant une heure ou deux. Vers midi, je mange le premier repas de la journée, pour faire un jeûne intermittent. L’après-midi, je prends contact avec l’Europe pour le business. Puis je profite d’un petit coucher de soleil et me couche très tôt, vers 20h30-21h. Je suis en super forme et je ne bois pas d’alcool. 

Comment faites-vous pour pratiquer votre art?

J’ai une guitare avec moi et j’apprends de nouveaux morceaux. Mais je n’écris pas d’album sur le coronavirus, il y en aura bien assez d’autres! J’ai pris l’opportunité de n’avoir aucun engagement jusqu’à fin juin pour me refocaliser sur moi. Le divertissement est au bout de la chaîne et est frappé de plein fouet. Mais je crois que nous avons tous la maturité de nous rendre compte que nos ambitions passent au second plan et que la santé de tous est plus importante. 

Ce qui vous manque le plus?

Je me ferais bien une raclette, là (Rires)! Plus sérieusement, je n’ai jamais été dans cette perspective de manque. Je suis habitué à être loin de ma famille et de mes potes pendant une certaine durée.  

Comment gardez-vous le contact avec vos proches?

Avec Facetime, Whatsapp et Instagram. J’ai utilisé Facetime pour la première fois avec une bande de potes que je connais depuis quinze ans.  

Vous êtes-vous découvert une passion ou un don?

Non, mais j’apprends à cuisiner. Pour l’instant, je me demande comment les gens peuvent trouver ça relaxant… (Rires)

Que ferez-vous quand la situation sera revenue à la normale? 

Jouer, faire des shows! J’espère que les gens auront d’autant plus envie de bouffer de plaisir. Car c’est ce que j’offre: du plaisir et des rencontres, tout ce qui est interdit en ce moment. Et sinon… j’aimerais faire un barbecue entre amis avec une jolie vue quelque part sur le Lavaux. 

Un petit conseil pour nos lecteurs?

Restez chez vous. Sinon, j’espère que cette quarantaine permettra aux gens de se rendre compte de ce qu’ils vivraient sans films, musique ou livres. Que ça revalorisera les arts, qu’on se rendra compte qu’ils sont essentiels.