Un quart de passagers en plus sur la ligne St-Gingolph/Brigue

Un an après son entrée en fonction, le RER valaisan affiche un hausse de sa fréquentation de 24%. L'objectif fixé de +20% d'ici 2017 est déjà dépassé. En 2013, 7,5 millions de passagers ont été transportés.

27 janv. 2014, 12:18
Le RER valaisan connaît un beau succès pour sa première année d'existence. Il affiche une fréquentation en hausse de 24%.

Le RER valaisan, mis en service en décembre 2012, affiche un bilan réjouissant au terme de sa première année d'activité. La fréquentation a dépassé les attentes et l'augmentation est même supérieure aux objectifs fixés pour 2017.

Le nombre de voyageurs est passé de 6 millions en 2012 à 7,5 millions en 2013, indique lundi dans un communiqué la compagnie RegionAlps qui exploite le réseau. Mais la première année d'exploitation n'a pas été sans nuages. Plusieurs pannes et problèmes techniques ont causé des retards.

La fiabilité a pu être peu à peu améliorée, a précisé Grégoire Praz, directeur de l'entreprise. Toutes les rames ont été assainies et la société a engagé un responsable technique.

Retards difficile à gérer

Les retards ne peuvent pas encore être totalement évités. Ils sont souvent dus au temps de chargement et de déchargement aux heures de pointe, lorsque les rames sont envahies par les étudiants et les apprentis.

Chaque retard peut avoir beaucoup d'impact en bout de ligne, précise Grégoire Praz. Il arrive parfois que certains trains doivent être annulés entre Viège et Brigue  car le retard est trop important et ne peut pas être rattrapé au retour.

Les passagers doivent alors prendre un autre train pour rallier Brigue. "Ces transbordements ne sont jamais très agréables, mais les liaisons entre Viège et Brigue sont très fréquentes", précise M. Praz. Le problème est plus délicat entre St-Maurice  et Monthey.

RegionAlps cherche des solutions, mais elles ne sont pas légion. dans la mesure du possible, la rame de réserve est engagée. Aux heures de pointe, un train supplémentaire circule avec un décalage de 5 à 10 minutes.

L'arrivée, dans quelques années, de trains à deux étages offrira davantage de place. En revanche il n'est pas envisageable de rallonger les rames dont la longueur est adaptée à celle des quais.

Clientèle séduite

Reste que l'amélioration de l'offre de transports publics dans la plaine du Rhône séduit les usagers. Sur l'ensemble de la ligne, entre St-Gingolph et Brigue, la fréquentation a augmenté en moyenne de 24%.

RegionAlps avait fixé comme objectif une augmentation de 20% sur tous ses trains pour 2017. Il est déjà atteint pour la plaine. L'entreprise espère une augmentation sur la ligne Martigny - Orsières/Le Châble où la hausse est actuellement de 11%. L'introduction d'une cadence à la demi-heure aux périodes de pointe sur cette ligne dès 2016 devrait également améliorer la fréquentation.

La compagnie veut aussi lancer cette année une étude de marché pour affiner les statistiques concernant les passagers. Le nombre de pendulaires semble en forte augmentation, mais la compagnie estime que, pour le moment, la progression concerne principalement les étudiants et apprentis qui bénéficient du système "RailCheck" de l'Etat du Valais: le canton et la commune subventionnent deux tiers du prix du billet.

Vers l'Italie

La prochaine étape du RER pourrait être un prolongement vers Domodossola en Italie. Le BLS est également intéressé par ce marché. Les décisions sont attendues pour le premier trimestre de l'année.

Pour RegionAlps, cette prolongation fait totalement sens, explique Grégoire Praz. Beaucoup de frontaliers ne s'arrêtent pas uniquement à Brigue ou à Viège, mais vont jusqu'à Rarogne, Gampel ou Loèche. Si RegionAlps emporte le morceau, ces usagers n'auront plus à changer de train.